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Béla Tarr

 Il y a toujours un peu d'exagération à affirmer qu'on peut reconnaître un cinéaste dès ses premiers plans, mais dans le cas de Béla Tarr, on peut admettre que trois plans suffisent à nous conduire en territoire identifié. D'abord, parce que trois plans chez Béla Tarr peuvent durer quinze minutes. Ensuite, parce que ses derniers films possèdent une signature visuelle profondément originale. Noir et blanc plutôt gris ; prodigieuse chorégraphie de la caméra ; goût pour les musiques entêtantes : Béla Tarr a trouvé son style.

En décembre dernier, le centre Georges Pompidou* a rendu hommage au grand réalisateur hongrois.

En même temps sortait sur les écrans français son dernier et ultime film Le cheval de Turin, Béla Tarr ayant décidé de ne plus réaliser de films.

Les médiathèques vous proposent trois films de sa dernière période (après la chute du mur) : Damnation (1987), Satantango (1990-94), Les Harmonies Werckmeister (2000).

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/CED0517E2B94E58EC12578DC00499A3F?OpenDocument&sessionM=2.4.2&L=1

Bollywood

                

"Super (anti) héros"

Qu'est-ce qui fait un super héros ? Les supers-pouvoirs, la volonté de faire justice, l'identité anonyme ou le costume super-moulant ? Les adaptations mettant en scène les héros des comics américains fleurissent depuis quelques années sur les écrans. C'est aux codes de ce genre cinématographique que le cinéma d'Argenteuil va s'intéresser, et particulièrement à ses détournements. À l'occasion de la sortie de Kick-Ass, la dernière des parodies de films de super-héros, le cinéma Jean-Gabin vous propose, du 9 juin au 6 juillet, une programmation de films et courts-métrages qui présentent la particularité de jouer avec la figure du super-héros.

Vous pouvez retrouver une partie de ces films à la médiathèque Robert-Desnos :

En DVD : 

Hancock / réalisé par Peter Berg

Les Indestructibles / réalisé par Brad Bird

 

 

 En VHS :

Incassable / réalisé par M. Night Shyamalan

Tim Burton

Cycle Tim Burton au cinéma Jean Gabin du 19 mai au 1er juin

Après la sortie de son dernier film, Alice aux pays des merveilles, et son actualité de président du Festival de Cannes, il nous semblait important de revenir sur l'œuvre de Tim Burton :  ses visions graphiques, son univers gothique, sa fascination pour les masques, sa place de créateur au pays de l'industrie cinématographique plus tournée vers la poésie que vers le cinéma.

Voir la biographie et filmographie de Tim Burton

 

Le cinéma en Belgique

Wong Kar Wai

Né en 1958 à Shanghai, Wong Kar Wai quitte la Chine pour Hong Kong en 1964. Il y suit des études d'arts plastiques et graphiques à l'École Polytechnique. Il fait ses armes à la télévision comme assistant de production et scénariste pour la chaîne Hong Kong Television Broadcasts, puis se consacre au cinéma.

Après une période d'écriture de scénarii, il réalise son premier film, As tears go by, en 1988. Inspiré de Mean Streets de Martin Scorsese et présenté à la semaine de la critique à Cannes, ce premier long métrage est jugé trop violent par la critique occidentale.

En 1991, il présente Nos années sauvages, un chassé croisé mélancolique de jeunes marginaux dans le Hong Kong des années 60, puis enchaîne en 1994 avec Les cendres du temps, où il applique ses thèmes et son approche cinématographique au film de sabre. La même année sort Chungking express avec Tony Leung et la pop star Faye Wong, un succès au niveau international qui lui apporte l'admiration de Quentin Tarantino qui distribue le film aux États-Unis.

En 1995, il réalise un nouveau film époustouflant sur le plan visuel Les anges déchus. Puis, il tourne Happy Together, un film fait d'images saturées magnifiques associées à une bande originale éclectique entre tango et instrumentaux de Frank Zappa pour relater l'histoire houleuse d'un couple gay vivant expatrié à Buenos Aires. Ce film lui vaut le prix de la mise en scène à Cannes.

En 2000, il met en scène le couple mythique Tony Leung (prix d'interprétation masculine à Cannes) et Maggie Cheung dans In the mood for love qui remporte un large succès public. Quatre ans plus tard, il revient avec 2046 où Tony Leung incarne un écrivain qui tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. À travers l'écriture, il se remémore les femmes (Gong Li, Zhang Ziyi, Faye Wong ou Maggie Cheung) qui ont traversé sa vie.

En 2005, il participe avec Michelangelo Antonioni et Steven Soderbergh à Eros, une variation en trois parties sur le désir et l'érotisme. En 2007, il fait à nouveau s'entrecroiser des destins individuels mais cette fois à New York dans My Blueberry Nights où il fait faire ses premiers pas au cinéma à la chanteuse Norah Jones aux côtés de Jude Law et Natalie Portman.

En 2006, il préside le Jury du Festival de Cannes et devient ainsi le tout premier réalisateur chinois à avoir cet honneur. En 2008, une nouvelle version des Cendres du temps sort au cinéma.

Malgré son passé de scénariste, une des marques de son style réside dans l'utilisation de l'improvisation et de l'expérimentation plutôt que de suivre un scénario écrit.

Son œuvre est traversée par l'une des thématiques les plus classiques de l'histoire du cinéma, celle des chassés-croisés sentimentaux et de l'inéluctable difficulté de l'amour, confronté à la vie et à la réalité de Hong Kong. Le cinéma de Wong Kar Wai se distingue par la beauté de ses images (le directeur de photographie Christopher Doyle participe à la quasi totalité de ses films), de ses personnages et par des bandes son magnifiques et éclectiques.

 

                            

David Fincher

David Fincher est né en 1962 à Denver, Colorado. Dès l'âge de huit ans, il réalise de nombreux films dans le cadre familial. Passionné par le travail de George Lucas, il intègre dix ans plus tard Industrial, Light and Magic, sa société d'effets spéciaux. Il y passe quatre ans et travaille sur les effets spéciaux du Retour de Jedi, d'Indiana Jones et le temple maudit ou de l'Histoire sans fin. Fort de cet acquis, il se spécialise ensuite dans la réalisation de publicités et de clips vidéo pour Madonna, Aerosmith et The Rolling Stones...

À 29 ans, il s'engage avec la Fox pour signer son premier long métrage : Alien 3. Mais le studio refuse son montage final et rend le film plus consensuel et moins sombre que la version voulue par Fincher.

Il retient la leçon et ne transigera plus, allant jusqu'à quitter la production et abandonner le film s'il ne peut pas avoir le contrôle total, comme ce fut le cas pour Mission Impossible 3.

Il fait ensuite équipe avec une petite société de production indépendante à l'époque New line Cinema en 1994 pour réaliser le thriller Seven qui devient instantanément un classique du film de serial killer. Fincher y livre sa vision désenchantée d'une humanité incapable de laver ses péchés.

En 1996, il réalise The Game, un thriller manipulateur porté par Michael Douglas et Sean Penn.

En 1999, il réalise Fight Club. Cinq ans après Seven, il retrouve Brad Pitt et confie le rôle principal à Edward Norton. Fight Club est une ode à l'autodestruction, un film à la fois sulfureux, polémique et culte. La critique est très partagée.

En 2002, il réalise Panic Room, un thriller très classique en forme de huis clos dans lequel évoluent notamment Jodie Foster et Forest Whitaker. Le film est un succès.

Après une parenthèse de cinq ans, il revient en 2007 avec l'ambitieux thriller Zodiac qui revient sur les agissements d'un des plus célèbres serial killer des États-Unis.

Avec L'étrange histoire de Benjamin Button, en salle depuis le 4 février 2009 et encensé par les critiques, il adapte une nouvelle de Scott Fitzgerald, qui raconte l'histoire d'un homme vieillissant à l'envers. Il s'agit de sa troisième collaboration avec Brad Pitt.

L'œuvre de Fincher est très sombre et pessimiste, mettant en scène des personnages désespérés, enfermés dans une société de consommation et luttant contre ce système déshumanisé. Il n'y règne que violence, crimes et chaos.

 

 

                        

 

                       

 

                        

 

                       

Bruno et Denis Podalydès

Bruno Podalydès, réalisateur, scénariste, acteur, producteur, dialoguiste et monteur, est né en 1961.

Après une maîtrise d'audiovisuel, il réalise son premier court métrage en 1986 Albert Capon mécanicien. Il réalise ensuite des films d'entreprise pour Air France. Son frère Denis participe déjà à ces premières réalisations en tant que comédien. Bruno Podalydès créé ensuite la surprise en 1992 avec Versailles rive gauche, un court métrage qui remporte de nombreuses récompenses, notamment le césar du meilleur court métrage, ainsi qu'un très bon accueil public. En 1994, il récidive avec Voilà. Deux ans plus tard et toujours avec la complicité de son frère, il réalise le long métrage Dieu seul me voit, l'histoire tendre et burlesque d'un homme velléitaire qui partage son cœur et ses indécisions entre trois femmes, césar du meilleur premier long métrage.

Marqué par le cinéma de Howard Hawks et d'Alain Resnais, initié au Septième art par un père qui organisait des séances familiales le dimanche après midi, il impose un univers au ton particulier et très personnel. Il s'attache à y préserver une certaine forme d'insouciance, joue avec le vaudeville et multiplie les clins d'œil à ses cinéastes de chevet ou à Tintin. Scénariste de tous ses films, il cosigne avec Denis Liberté-Oléron, sur les écrans en 1999.

Il change ensuite de registre avec les adaptations de romans policiers signés Gaston Leroux : le mystère de la chambre jaune en 2002 et sa suite le parfum de la dame en noir en 2005.

Il participe à l'oeuvre collective Paris je t'aime en signant un court métrage intitulé Montmartre. Le troisième volet de la trilogie sur Versailles Bancs Publics (Versailles, rive droite) sort sur les écrans cette année.

 

À la fois acteur de cinéma et de théâtre, Denis Podalydès, né en 1963, impose son image malicieuse dans des rôles souvent fantaisistes. Étudiant en lettres, il s'inscrit au cours Florent parallèlement à son cursus universitaire avant de réussir le concours d'entrée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. En 1997, son professeur de théâtre Jean-Pierre Miquel, devenu entre-temps directeur de la Comédie-Française, le fait jouer sur les planches de la salle Richelieu. Quelques années plus tard, le comédien prometteur obtient une place de Sociétaire au Français et remporte le Molière de la Révélation théâtrale pour son interprétation dans Revizor de Gogol. Au cinéma, il interprète des personnages burlesques dans les films de son frère. On le retrouve dans les comédies Versailles rive gauche, Dieu seul me voit ou encore Le Mystère de la chambre jaune. Liberté-Oléron le montre en père de famille enthousiaste tout à coup passionné de voile. Il interprète fréquemment des seconds rôles marquants, notamment dans Les Ames grises ou légers comme dans Palais royal. D'autres cinéastes tels que Arnaud Desplechin et Bertrand Tavernier l'emploient dans des registres plus sombres voire franchement noirs comme François Dupeyron qui le dirige dans le film La Chambre des officiers. Metteur en scène comblé, l'artiste remporte un second Molière en 2007 pour sa mise en scène de Cyrano de Bergerac au Français. Comique, touchant, lunaire, naïf, passant du théâtre subventionné à la comédie populaire, Denis Podalydès incarne la réussite d'un acteur dans ses choix de rôle autant que dans ses compositions.

 

 

                                                                             

Les Frères Coen

Sous une forme décapante et parfois surréaliste, les Frères du cinéma indépendant américain éclairent la face cachée des Américains. Ils mettent en scène des ratés, ceux qui ne gagnent jamais, des monomaniaques et autres timbrés qui font de leur pays un continent d'excès et de mauvais goût. Une rigolade qui tourne souvent vinaigre.
Voir la biographie des Frères Coen.

       

    

     

  

  

     

               

           

Claude Miller

Claude Miller est né en 1942 à Paris. Il est à la fois réalisateur, acteur, producteur, scénariste, assistant réalisateur et directeur de production.

Il entre à l'IDHEC (Institut des Hautes Études Cinématographiques) en 1962 et en ressort major en 1965. Il effectue son service militaire au service cinématographique des armées. Il commence comme assistant réalisateur auprès de Marcel Carné pour Trois chambres à Manhattan en 1965 et Jacques Demy pour Les demoiselles de Rochefort en 1967. Il est également directeur de production d'un grand nombre de films de François Truffaut de 1968 à 1975.

Il commence par réaliser des courts-métrages, le premier, Juliet dans Paris, en 1967, puis passe au format long avec La meilleure façon de marcher en 1975 puis Dites lui que je l'aime en 1977. Mais c'est avec le huis clos Garde à vue qu'il rencontre, en 1981, son premier succès public et critique. Le film est récompensé par quatre Césars dont celui du meilleur scénario. Son film suivant, Mortelle Randonnée, en 1982, avec Isabelle Adjani et Michel Serrault est également très bien reçu.

Le succès continue avec L'Effrontée en 1985, une exploration de l'adolescence où Charlotte Gainsbourg perce l'écran. L'actrice revient dans La Petite Voleuse en 1988 sur un scénario inédit de François Truffaut. Il continue son étude de l'adolescence féminine avec L'accompagnatrice où Romane Bohringer joue une jeune pianiste. Claude Miller est un cinéaste qui aime les actrices et les héroïnes. En 2002, il fait appel à Ludivine Sagnier pour incarner La Petite Lili, avec Julie Depardieu, et retrouve ces deux actrices pour Un Secret en 2007, accompagnées de Cécile de France.

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