...............
...................................................................................................................
wyatt/atzmon/stephen - for the ghosts within'
Monk, Strayhorn, Ellington, Armstrong sont les quelques prestigieuses signatures empruntées pour l'album For the Ghosts Within', la rencontre de Robert Wyatt avec le Sigamos String Quartet de Ros Stephen et le saxophoniste Gilda Atzmon. Standards, musique classique et jazz oriental, l'ambiance est soyeuse à souhait. Un superbe album, un grand Robert Wyatt.
Chronique sur le site neospheres.free
....................................................................................................................
Sophia Domancich - Snakes and ladders
Une brève collaboration avec le chanteur Robert Wyatt a été, pour Sophia Domancich, le point de départ de ce travail qui explore la relation entre poésie, musique et chanson. Le re-recording a été de mise pour l’enregistrement et le travail de post–production a été fondamental. Et le résultat est surprenant… Loin des sentiers battus, Sophia Domancich nous délivre un album complètement original, entre jazz et pop anglaise…
Chronique sur le site de Cristal Records
..................................................................................................................
Black milk - Album of the year
Pour oser intituler son disque "Album Of The Year", il faut posséder une estime de soi sans limites, ou faire preuve d'une auto-dérision pour le moins affirmée. Le producteur régalant de ses productions de nombreux Mcs depuis maintenant quelques années, c'est avec une certaine excitation que nous attendions ce nouveau projet solo. Après le buzz engendré par le récemment dévoilé "Deadly Medley (feat Royce Da 5′9, Elzhi), il ne lui restait plus qu'à enfoncer le clou pour de bon.
.................................................................................................................
Mavis Staples - You are not alone
Enregistré en compagnie de Jeff Tweedy, leader de Wilco, "You Are Not Alone" est une nouvelle pierre à l'édifice majestueux que se construit l'une des plus grandes chanteuses vivantes, depuis le tout début de sa carrière avec les Staples Singers bien sûr, mais surtout depuis une poignée d'albums produits par Joe Henry, Ry Cooder, aujourd'hui Jeff Tweedy, et où on la retrouve magnifiquement épaulé par le guitariste Rick Holmstrom. Mavis Staples pourrait chanter le bottin qu'on en aurait toujours la chair de poule.
Chronique sur le blog spadeesam.blogspot.com
.............................................................................................................
Ok Jazz - Roots Of OK Jazz vol. 3
Spécialiste du Congo au sein du label Crammed, Vincent Kenis a réédité pour la série Congo Classics une vingtaine de perles issues des premiers enregistrements de l'OK Jazz en 1955. Tirant son nom de l'OK Bar, lieu de ses premiers concerts, l'OK Jazz enflammait les jeunes aficionados avec une rumba moderne, à la manière de la fièvre rock'n'roll qui sévissait outre-Atlantique
Chronique sur le site mondomix.com
............................................................................................................................................................
Agnès Obel - Philharmonics
Il y a des pays qui nous semblent parfois éloignés...et puis la musique vient s'en mêler et nous concilie de proximité. Un sentiment, un égard à l'écoute de Philharmonics... un premier album signé par l'excellente Agnès Obel. À 29 ans, cette Danoise immigrant pour Berlin nous offre de son divin, de son nectar. Douze titres évidents d'accessibilité et de pureté qu'une voix et un piano viennent nous conter.
Chronique sur le webzine adnsound.com
.............................................................................................................................................................
Brownout - Aguilas and cobras
Le combo d'Austin nous sert ici un hardcore-latin-funk où percussions, cuivres et guitares s'en donnent à cœur joie. Les musiciens alternent avec sérieux les morceaux groovy bien rétros et ambiances plus actuelles grâce à une production impeccable. Les guitares ont une forte place tout au long de l'album avec distorsions, saturations, wah-wah, cocottes et compagnie. Brownout propose un univers très riche et l'ennuie ne prend jamais."Aguilas & Cobras" est le genre de galette idéale à passer en boucle.
...........................................................................................................................................................
Rocé - L'être humain et le réverbère
(...) à mille lieux des discours convenus, s'écoute comme on lit un bouquin (...) Fort de ses idées bien arrêtées, et sans la moindre volonté de répondre aux attentes d'un public habitué à ce qu'on lui serve ce qu'il veut bien entendre, Rocé l'éclaireur plutôt que le moralisateur continue d'avancer humblement en marge d'une scène qui se cherche dans le fracas et le superficiel sans jamais se (re)trouver. Un grand disque qui n'en a pas l'air.
Chronique sur le site mowno.com
.........................................................................................................................................................
ANVIL - The story of Anvil de Sacha Gervasi
(...) en plus d'être hilarant, le film de Sacha Gervasi raconte l'histoire d'un échec répété à force d'obstination, d'aveuglement et d'absence de remise en question : à 51 ans, une famille et un job de livreur de repas de cantines, Steve "la Lèvre" Kudlow a le cran (ou la folie ?) d'hypothéquer sa maison pour enregistrer un treizième album, celui qui devrait les relancer. Comme le dit Slash, de Guns N' Roses : "Vous en connaissez beaucoup, des groupes qui jouent encore ensemble après trente ans de carrière ? Il y a les Rolling Stones, les Who... et Anvil." Leur passion défie la raison. En cela, ce sont de véritables artistes. Ratés, certes, mais des artistes tout de même !
Chronique sur le site de l'express
.............................................................................................................................................................
The Legendary Tigerman - femina
La réussite de ce Femina n'était pourtant pas gagnée. Après tout, l'idée d'un album de plus de duos et de reprises inspire, de prime abord, bien plus la lassitude que l'enthousiasme. Mais avec notre érotomane tatoué et gominé, esthète et érudit, les craintes s'envolent vite. The Legendary Tiger Man impose sa patte et une cohérence pour boucler le plus fiévreux des disques d'ambiance.
Chronique sur le site télérama.fr
....................................................................................................................
Skunk Anansie - wonderlustre Premier album depuis la reformation du groupe mythique, Wonderlustre, s'inscrit dans la lignée de ce que Skunk Anansie sait faire de mieux en y incorporant une touche résolument actuelle. Moderne, mélodique et toujours aussi sombre, ce nouvel opus comblera tous les fans de la première heure. Cet album sonne incroyablement accompli et prouve que le groupe sait encore pondre des tubes à l'image de Feeling The Itch, My Ugly Boy et aussi des ballades envoutantes comme Talk Too Much.
.....................................................................................................................
Enregistré en 4 heures à Bamako en août 2009 dans la plus simple intimité, Rainy Season Blues est sûrement l'un des albums de Lobi Traoré les plus touchants.Produit par Ali Farka Touré en 1994, il mélange la guitare électrique du rock 60s/70s aux instruments traditionnels comme la kora ou la calebasse.
Chronique sur le site le mellotron.com
....................................................................................................................;
The Inspector Cluzo - The french bastards
Le duo a encore gagné en maîtrise du groove et fait immanquablement mouche. « The French Bastards », comme la presse australienne les a surnommés, nous mettent dans leur poche en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Toute résistance est inutile, c'est une véritable tuerie ! Ils dictent avec inventivité et sans concession leur propre groove à l'énergie suprême.
Chronique sur le site shootmeagain.com
............................................................................................................................................................
Dave Holland & Pepe Habichuela - Hands
Hands est une exceptionnelle réussite, parce que Dave Holland, sans abandonner le son et le phrasé qui font de lui un immense jazzman, y apprend littéralement le flamenco gitan des mains d'un maître qui avait déjà dialogué avec Don Cherry. Fans de jazz ou amoureux du cante jondo, du chant profond de la guitare andalouse, nous sommes comblés. Par la musique, tout simplement.
Chronique sur le site Télérama-----------------------------------------------------------------------------
José James & Jef Neve - For all we know
Jef Neve et José James se sont rencontrés en Belgique en 2008. Dans la foulée, ils réservèrent un studio pour conserver une trace de leur tête-à-tête musical, une séance spontanée, des premières prises sans overdubs, complétée par une seconde six mois plus tard. Au programme : neuf standars célèbres. Une voix de baryton douce et suave détache parfaitement les syllabes des mots prononcés, étirés et rythmés, trouve toujours le ton juste pour que la phrase soit la plus musicale possible.
Chronique sur le blog Blogdechoc.
-----------------------------------------------------------------------------
Laurie Anderson - Homeland [CD & DVD]
Je me suis promis de ne pas radoter, mais le rappel est important car il explique pourquoi Laurie Anderson n'avait plus enregistré d'album en studio depuis 2001 et Life on a String. Elle se consacrait à son spectacle Homeland, dont cet album est aujourd'hui l'aboutissement discographique. Dès les premiers morceaux, Laurie Anderson est immédiatement reconnue, notamment par ce doublement électronique de la voix qui caractérise son oeuvre.
Chronique sur le blog mmarsup.blog
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Cette beauté-là est virile sans être macho, intelligente sans être arrogante, profondément fraternelle. Trois musiciens qui s'écoutent, s'épatent, se lancent avec feu des défis, les relèvent avec une présence d'esprit époustouflante, cette French Suite, centième album de Plus Loin Music (ex-Nocturne), sonne comme un manifeste pour le jazz que nous aimons.
Chronique sur le site télérama.fr
..........................................................................................................................................................
Amira & Merima Kljuco - Zumra
Amira et Merima nous embarquent dans leur voyage au coeur des anciennes chansons bosniaques. A leur manière : fraîche, intense, mais légèrement décalée par rapport à la tradition. Leur credo, c'est le sevdah, sorte de saudade des Balkans, de blues made in Mostar, où se mêlent influences turques, juives et tziganes.Le sevdah conte les amours désespérées, mais aussi les ravages de la guerre et des barrières religieuses.
Chronique sur le site telerama.com
.......................................................................................................................................................
Sandy Denny - a boxful of treasures
Ce splendide coffret de 5 cd est à ce jour le portrait le plus fidèle retraçant la carrière de cette égérie du folk-rock britannique disparue tragiquement à l'âge de trente ans. Ce coffret est un must pour qui a de plus ou moins près été touché par le raz-de-marée du revival folk de ces dix dernières années.
Chronique sur le site Orkhestra.fr..........................................
.....................................................................................................
Sublimee
& Jun Miyaké - Ludic
Installée depuis plus de vingt ans au Japon, Sublime est une chanteuse française aux multiples talents. (...) Son nouvel album réalisé avec le compositeur et trompettiste Jun est un univers ludique entre maîtrise des sons acoustiques et électroniques et des paroles tragicomiques et pétillantes. Un surprenant cocktail franco-japonais à découvrir.
Chronique sur le site mymondomix.com
........................................................................................................................................................
Three score & ten - a voice to the people
Avec Topic Records, la Grande-Bretagne peut se targuer d'avoir l'un des plus vieux labels indépendant au monde. Née voici soixante-dix ans, cette maison de disques continue d'éditer de fantastiques albums.
Pour confirmer la qualité et l'importance de ce label, une splendide édition retrace cette histoire unique que chacun se doit de découvrir.
Chronique sur le site mondomix.com
............................................................................................................................................................
Trombone Shorty vient de la nouvelle Orléans et a commencé son apprentissage dans les fanfares qui rythment le Mardi-Gras comme les mises en terre. Shorty joue du vaudou. Il ne joue pas du jazz, puis du funk, puis du blues, puis du cubain, avec son groupe Orleans Ave , il les jouent tous en même temps avec un enthousiasme et un dynamisme qui aiguisent les nerfs de la danse..
Chronique sur le site novaplanet.com
..........................................................................................................................................................
Les Triaboliques - Rivermudtwilight
Trois briscards du rock et des musiques du monde, trois anglais qui ont roulé leur bosse dans les domaines les plus divers. Ils se sont apparemment bien amusés à revisiter leur background folk et blues et leur rencontre donne naissance à une musique riche de nombreuses influences.
Chronique sur le site de telerama.fr
............................................................................................................................................................
Ben Sidran - Dylan Different
Dans les années 60 , Ben Sidran a été marqué par Dylan. De la même génération et venant tous les deux du Midwest, Dylan lui a montré que tout était possible à condition de bien utiliser ses talents.Avec Dylan Different, Sidran nous propose une relecture étonnante de certains classiques de Dylan.
Chronique sur le site cyberpress.ca
...........................................................................................................................................................
James Chance - The fi xis in
Le retour de James Chances , artiste apparu à la fin des années 1970 avec le mouvement No wave. Cette fois-ci il nage dans le jazz mainsteam, avec ce nouveau projet, il se réapproprie avec élégance les origines blues et jazz des années 40 et 50.
Chronique sur le site maquismusic.com
..........................................................................................................................................................
Antonio Vivaldi - elements / seasons
Au début il y a la terre : le danseur façonne à sa manière ces “Élémens” mis en musique par Jean-Féry Rebel. Puis c’est l’orchestre tout entier qui entre dans la danse des Quattro stagioni de Vivaldi – à commencer par son premier violon, dont la maestria reste imperturbable alors que se déchaînent les… éléments. Dialogue entre les arts d’une réussite absolue, ce “concert chorégraphique” a connu un triomphe à travers toute l’Europe depuis sa création berlinoise.
............................................................................................................................................................
Miguel Poveda - Coplas del querer
Consacré comme l'une des voix les plus incarnées du flamenco actuel, Miguel Poveda en est aussi le représentant le plus iconoclaste. Il s'attaque à la copla, ce genre suranné de chansons sentimentales espagnoles. Un répertoire composé de standards et de thèmes moins connus, qu'il dépoussière en privilégiant le respect du texte, sans excès de mélismes.
Chronique sur le site mondomix.com
..........................................................................................................................................................
Jonsi - Go
Avec Go, la voix de Sigur Ros explore en solo un univers plus enlevé, tonique voire euphorique. Dès Go Do, les percussions rappellent de secs battements de pieds marquant une folle excitation et impétuosité, ludisme et plaisir semblant être les maîtres mots de cet album. Sur quelques morceaux, Jónsi se rapproche de Sigur Ros en tressant des mélodies plus retenues, notamment sur le très beau Tornado, sur lequel la voix inimitable de son auteur fait merveille. .
..........................................................................................................................................................
Laura Gibson - Beasts of seasons
Alors que la récupération du renouveau folk, bat son plein, il est tout de même heureux d'entendre des artistes comme Laura Gibson qui ont su préserver une véritable authenticité. (ce disque) l'installe définitivement comme l'un des grands espoirs du song writing folk de ces prochaines années. A nous, à présent de ne pas passer à côté. Ceci-dit vous ne pourrez pas vous plaindre qu'on ne vous aura pas prévenu.
Chronique sur le webzine liability.com
.........................................................................................................................................................
The Irrepressibles - Mirror Mirror
Grâce à son sens implacable de la mélodie et du rythme, et à son armada d'instruments (cor, flute, saxophone, clarinette, violoncelles, piano...), ce premier album de The Irrepressibles représente bien plus qu'une compilation de chansons. Il se rapproche d'une œuvre au sens le plus abouti, noble et complet du terme. Car tout, dans ce groupe, respire la liberté créatrice ; il y a de l'inventivité et/ou un élément accrocheur ou distinctif derrière chaque composition.
Chronique sur le site soundofviolence.net
.........................................................................................................................................................
Gilles Peterson presents Havana culture
A l'initiative de Havana Club International SA, Gilles Peterson a fait un séjour à Cuba et en a rapporté deux joyaux musicaux. Le DJ, épaulé par Roberto Fonseca, se fait producteur et nous livre une magnifique vitrine sur la nouvelle scène cubaine. Si le Buena Vista Social Club a marqué l'histoire de la musique cubaine, la relève est assurée et ne demande qu'à être écoutée avec délectation.
Chronique sur le site Mondomix.com
.............................................................................................................................................................
Yapa - Pariwaga
Fraîcheur, spontanéité, légèreté : voilà les sensations que procurent les quinze titres de Pariwaga. Un répertoire d'un genre inédit qui, nous parait familier parce que facile d'accès. Sans doute est-ce la clé de la réussite de ce disque franco-africain sur lequel on peut entendre le chanteur burkinabé Victor Démé, les algériens de Djmawi Africa et les guitares acoustiques et percussions des musiciens de Yapa.
Chronique sur le site de rfimusique.com
...........................................................................................................................................................
The Black Box Revelation - Silver threats
Très influencés par un autre duo (The White Stripes), les jeunes Belges de Black Box Revelation utilisent ces sonorités garages, saturées et vieillottes que les Black Keys ou les Datsuns s'approprient aussi. Le tout, teinté d'un blues à faire pâlir grand-mère. Un son, une attitude oldschool, une désinvolture naturelle, une musique décomplexée font de ce groupe un petit joyau de la scène indie rock belge.
Chronique sur le webzine lordsofrock.net
............................................................................................................................................................
Boo Boo Davis - Ain't gotta time
Boo Boo Davis est un survivant, il appartient à la dernière génération de musiciens qui écrivent et qui interprètent le blues après avoir fait l'expérience d'une vie harassante dans le delta du Mississippi. Boo Boo et ses musiciens donnent la priorité au groove, au feeling et à toutes les vérités essentielles inhérentes au blues.
.........................................................................................................................................................
Betty Davis - Is it love or desire ?
Betty Davis, artiste malheureusement méconnue et mésestimée, a pourtant signé dans les années 70, trois véritables bombes de funk rock sauvage et sensuel. On a appris récemment que l'ex-femme de Miles Davis avait mis en boite un quatrième album (prévu pour 1976). Et ce n'est qu'aujourd'hui qu'on le déterre enfin. On retrouve ce qui a fait la qualité des opus précédents : les grosses basses puissantes, une atmosphère moite et sexy et bien sur le charisme incroyable de Betty Davis.
Chronique sur le blog Alternativesound
............................................................................................................................................................
Féloche - La vie cajun
L'univers qu'il propose sur ce premier album est un ensemble délirant, foutraque, déroutant, fait de sons bizarroïdes, mélange de douce electro et world music, instruments traditionnels - mandoline bien en avant - et samples rigolos. Cette galette fraîche, spontanée, tripante, où les styles s'entrechoquent une fois de plus, un zeste de funk, un brin de piano-bar, des arômes de musique trad de l'est, une pincée de cajun. Bref, très bon tout ça, ce mélange de sons d'hier et d'aujourd'hui.
Chronique sur le site froggydelight.com
...........................................................................................................................................................
Pantha du Prince - Black noise
En donnant vie à ce maelström de sons organiques, de bruits et de rythmiques convoquant ambient naturaliste, shoegaze atone façon My Bloody Valentine avec toute la finesse de la deep house hambourgeoise actuelle, Pantha du Prince signe ici un album d'ores et déjà majeur.
Chronique sur le site dmute.net
........................................................................................................................................................
La bonne surprise de ces derniers jours nous vient de l'excellente intitiative des Black Keys, duo blues rock, et de Damon Dash, fondateur de Roc-A-Fella. L'idée est simple : pour une parfaite fusion hip hop rock, les Black Keys se sont occupés de la production et Damon Dash a usé de son réseau dans le hip hop américain pour ramener la crème de la crème du rap US sur les instrus bluesy du duo (...) ce disque réconcilie parfaitement les deux frères ennemis de la musique. La production soignée s'allie aux flows percutants des rois du hip hop
Chronique sur le site jubox.com
.........................................................................................................................................................
Kevin Coyne - I want my crown anthology 1973 / 1980
Kevin Coyne, auteur-compositeur-interprète anglais, a toujours été un artiste à part. Même s'il ne jouira jamais d'un grand succès commercial, sa musique ne cesse d'être redécouverte par les jeunes générations et a été aussi une énorme source d'inspiration pour des personnages aussi divers que Johnny Rotten des Sex Pistols, [notre compatriote] Arno, Sting ou encore Peter Hammill (leader de Van Der Graaf Generator).
Chronique sur le site de la RTBF
..............................................................................................................................................................
John Hollenbeck - Eternal interlude
Le jazz ne constitue ici nullement un horizon exclusif, conjugué qu'il est à la musique classique contemporaine et minimaliste de sorte à déborder sans cesse son pré carré, à inventer sa propre forme au gré des fluctuations ou des paroxysmes instrumentaux, des accélérations ou ralentissements de cadence, des courants souterrains ou du vent d'émotions qui emportent conjointement musiciens et auditeurs.
Chronique sur le site Pinkushion.com
.....................................................................................................................................................
"Freedom Rhythm & Sound" est une double compilation qui rassemble des musiques révolutionnaires de jazz des années 70. Sun Ra, The Art Ensemble Of Chicago, Mary Lou Williams et beaucoup d'autres assumaient pour la première fois leur indépendance en produisant, publiant, et distribuant eux-mêmes leurs œuvres.(...) Trente ans plus tard, ces artefacts offrent une réflexion saisissante de cette prise d'indépendance artistique, culturelle, et économique.
Chronique sur le site Mowno.com
............................................................................................................................................................
Harrison Kennedy - One dog barkin'
La voix d'Harrison est naturellement puissante et autoritaire. Il souffle dans son harmonica dès qu'il en a le loisir. Sa voix est bouleversante (...) soutenue uniquement par les cordes de son banjo, elle ressemble à un instrument. Elle crève constamment l'écran sonore. Elle déconcerte même par son réalisme (...) elle domine parfaitement son sujet et fait souvent penser à celle de Taj Mahal, dans ses meilleurs moments. (...) un exercice de style dont peu de vocalistes sont capables d'accomplir avec un tel brio.
Chronique sur le site musiczine.net
.............................................................................................................................................................
Sprigs of time, 78s from the EMI archive
Sprigs of Time regroupe 30 titres enregistrés entre 1903 et 1957, un peu partout entre l'Angleterre et le Japon. Le disque, édité par l'excellent label Honest Jon's, a été compilé à partir des archives EMI Hayes, qui sont toutes regroupées dans un grand hangar en Angleterre dans le Middlesex. Le genre d'endroit qui doit être un rêve pour les collectionneurs.
Chronique que le site La Baleine.
..............................................................................................................................................................
Diego el Cigala - Dos lagrimas
L'album Dos Lágrimas (« Deux Larmes ») est l'aboutissement éclatant de ce parcours escarpé : il réussit l'alchimie de ces humeurs contradictoires sans perdre de vue les quintessences cubano-andalouses (...) En célébrant ces retrouvailles hispanisantes entre « cousins » de part et d'autre de l'Atlantique, Diego el Cigala a ouvert une brèche promise à un bel avenir.
Chronique sur le site Télérama.fr
............................................................................................................................................................
Nathalie Natiembé - Karma
(...) ces huit titres, produits sur le tout jeune label du festival réunionnais, panoramisent un peu plus encore l'univers de cette chanteuse. Maloyant comme personne, de Sakifo concerts en Sakifo Records, le trio a dépassé le stade du versus pour intuitivement s'acheminer, au fil de ce Karma, vers un consensus dur qui entrelace dans nos oreilles, passé, présent et futur. Une sorte de service kabaré 2.0, unique et précieux !
Chronique sur le site Mondomix.com
.............................................................................................................................................................
Kamel El harrachi - Ghana fenou
Kamel El Harrachi fait partie d'une génération de jeunes musiciens attachés au genre chaâbi et soucieux de le voir évoluer avec son temps. Il a d'ailleurs introduit une contrebasse, un piano, et sur certains morceaux des congas. (...) "Le chaâbi parle de la vie des gens, de la société, de l'exil, de la trahison, de l'amour..." continue-t-il. Un jeune artiste en devenir, un futur maître d'un genre populaire qui ne risque pas de disparaître, le chaâbi...
Chronique sur le site de MyMondomix.com
............................................................................................................................................................
Breakestra - Dusk til dawn
Autant dire que cette quinzaine de titres, couchés sur bande par Tackett et son luxueux backing band local, va une nouvelle fois détourner l'attention des beatmakers depuis partis replanter leur nez dans les bacs de disques poussiéreux de vingt ans d'âge. Et pour cause, c'est tout le spectre du funk qui est couvert ici. A l'écoute de ses nombreuses pépites récemment enregistrées mais sonnant comme si elles dataient d'hier, au chant partagé entre Miles Tackett et Mixmaster Wolf, Breakestra invite à enfiler les pantalons pattes d'eph, au déhanchement et au jeté de guibole de compétition.
Chronique sur le site Mowno
.........................................................................................................................................................
IsWhat ? - Big appetite
« Big appetite », le 3ème album d'Iswhat?! ne décevra certainement pas les fans de la première heure mais remet bien les choses en place, le hip hop est à la base du projet. La production de ce dernier est équivoque et même si le jazz est bien présent, c'est au service du hip hop. Les morceaux sont toujours aussi inspirés, la colonne vertébrale contrebasse-batterie distille un groove efficace tandis que les flows et le beat-box de Napoleon Maddox sont toujours aussi acérés.
Chronique sur le blog delaLuneonentendtout.blogspot.com
............................................................................................................................................................
Max Reger - Quintette pour clarinette et cordes
Reger difficile ? Reger ennuyeux ? Reger sévère ? C'est ne point connaître les deux Sérénades pour flûte, violon et alto op. 141a et 77a. Le compositeur se souvient de l'humeur des sérénades mozartiennes, en y adjoignant celle, classicisante, qui apparaîtra après la Première Guerre mondiale : en effet, alerte, presque bonhomme, l'écriture de ces deux œuvres anticipe le Groupe des Six et Stravinsky... Les musiciens de l'ensemble Oxalys nous proposent tout simplement l'un des (si ce n'est le) plus beaux disques de musique de chambre de l'année, qu'il serait criminel d'ignorer.
Chronique sur le site quobuz.com
............................................................................................................................................................
W.A. Mozart -Sonates violon et piano vol. 7 & 8
Rachel Podger et Gary Cooper achèvent avec ces deux derniers volumes leur voyage mozartien, incontestablement l'un des plus marquants de la discographie. Ils respirent comme personne aujourd'hui cette musique, en un magnifique équilibre instrumental, en réussissant à nous plonger avec idiomatisme dans l'atmosphère musicale de l'époque, sans historicisme janséniste.
Chronique sur le site Qobuz.com
............................................................................................................................................................
Thomas Ades - The tempest
Deuxième opéra du jeune et prolifique prodige de la scène anglaise Thomas Adès, The Tempest a beau s'inscrire dans un sillage d'adaptations prestigieuses - de Purcell à Berio en passant par Sibelius ou Martin, sans compter Le Songe d'une nuit d'été de Britten -, et prendre place dans un contexte « shakespearien » qui a également vu éclore, entre autres, Le Conte d'hiver de Boesmans, il ne s'agit pas moins d'une œuvre hautement personnelle, et parfaitement maîtrisée.
Chronique sur le site Qobuz.com
.............................................................................................................................................................
Francesco da Milano // Hopkinson Smith - Il Divino
L'incessante quête d'Hopkinson Smith à travers l'efflorescente littérature luthistique se fixe aujourd'hui sur Francesco Canova da Milano, le prodige choyé des Princes, de l'Empereur, et des Papes, de la première moitié du XVIe siècle... En son temps, on appelait Da Milano « Il Divino ». L'identification de Smith à ce compositeur, par la qualité exceptionnelle de son interprétation, l'investit du même honneur.
Chronique de Claude Vernant, in Classica-Répertoire mars 2009
............................................................................................................................................................
Beethoven - Concerto et Romances pour violon
On s'étonnait que Philippe Herreweghe n'ait pas encore enregistré le Concerto pour violon de Beethoven. Il attendait d'avoir trouvé la perle rare, l'archet funambulesque qui s'harmoniserait aux instruments d'époque de son orchestre pour revisiter ce monument classé du répertoire. Il l'a trouvé en la personne de la jeune violoniste moldave Patricia Kopatchinskaja. (..) Philippe Herreweghe prend voluptueusement le contre-pied des interprétations traditionnelles, où orchestre et soliste, très « va-t-en-guerre », rivalisent en défis napoléoniens. Amateurs de joutes martiales ou de sports de combat, s'abstenir. Ici, soliste et orchestre s'accordent et se fondent dans l'intimité raffinée, le commerce attentif et chaleureux de la musique de chambre.
Chronique sur le site Télérama.fr
..............................................................................................................................................................
Lee Fields & The Expressions - My world
Sans vouloir donner dans la surenchère, My World est tout simplement le meilleur album soul entendu depuis des années. The Expressions forment un backing-band idéal, composé de musiciens pour le moins chevronnés, collaborateurs, entre autres, de TV On The Radio, Sharon Jones, Amy Winehouse ou The Dap Kings. Très influencé par la scène de Philadelphie, leur son contient d'égales doses de soul orchestrale à la MFSB, de choeurs chatoyants à la Delfonics ou Stylistics, mais aussi d'éléments plus actuels, notamment des rythmiques proches du hip-hop(...)My World n'est donc pas seulement un album adressé aux nostalgiques du son des 60s et 70s : il a également le potentiel pour séduire les fans de nu-soul façon Raphael Saadiq ou D'Angelo.
Chronique sur le sites desoreillesdansbabylone.com
.............................................................................................................................................................................................................................
Kings Of Convenience - Declaration of dependance
le duo continue de faire baigner ses folk-songs dans le grand bassin de la bossa-nova, et d'ériger un pont entre les ballades intimistes de l'Angleterre de Nick Drake et le Brésil de João Gilberto, osant même par instants quelques sonorités mandingues (24-25). Parvenant à concilier la chaleur des musiques latines avec l'élégance froide de la pop scandinave (Me in You), ce Declaration of Dependence semble avoir été pensé et conçu avec pour unique objectif de réchauffer les coeurs et les maisons... Eux qui accordent tant d'importance à la nature et à l'environnement seront bien embêtés : avec ce troisième album, les Kings Of Convenience participent grandement au réchauffement de la planète.
Chronique sur le site Les Inrocks.com
............................................................................................................................................................................................................................
The Heavy - The house that dirt built
The Heavy ne pouvait qu'apparaitre encore sous un meilleur jour. "The House That Dirt Built" confirme ainsi toutes les promesses de son prédécesseur, et peut même se vanter d'un sans faute sur toute sa longueur, grâce au talent des trois musiciens, comme de Swaby au chant absolument parfait en toute occasion. De là, fusent rythmiques rondes et chaleureuses, riffs de guitare marqués au fer rouge, tous participant pleinement à l'explosion de ce joli bouquet musical aux milles saveurs, auquel The Noisettes contribuent également sur trois morceaux. Et rien est à sous estimer (..)The Heavy prouve qu'il a bel et bien assis toute sa personnalité musicale. Le temps de ces onze titres, il tient solidement le fil de son oeuvre, celui qui mène l'auditeur jusqu'au terme, et sans répit.
Chronique sur le site Mowno.com
...........................................................................................................................................................................................................................
Tsabropoulos/Lechner - Melos
Après le succès de leur précédente collaboration sur Chants, Hymns and Dances (2004), le duo Tsabropoulos/Lechner revient, plus enclin à l'improvisation que jamais. S'ils réarrangent là encore des pièces du philosophe gréco-arménien G.I.Gurdjieff, Melos laisse avant tout le champ libre aux compositions de Tsabropoulos et dévoile un auteur de grand talent. Le doigté du piano, léger et poétique, fait corps avec l'archer du violoncelle qui chavire l'air, tantôt franc, tantôt discret, et l'on s'enivre de cet espace volatil, captif de ce corps-à-corps. Les percussions délicates de l'italien U.T. Gandhi appuient ça et là cette œuvre riche d'émotions, reflet d'un dialogue au crépuscule entre la Grèce et l'Orient, premiers témoins de ce nouvel horizon.
Chronique sur le site Mondomix.com
.............................................................................................................................................................................................................................
Miles Davis // Sonny Rollins - The Classic Prestige Collection
De janvier 1951 à mai 1956, Miles Davis enregistre régulièrement pour le label Prestige de Bob Weinstock. Il invite alors régulièrement Sonny Rollins à ses côtés. Ce dernier n'a que 21 ans lors de la première séance ! Mais il possède déjà un son et un phrasé personnels, originaux, ce qui ne manque pas de séduire le trompettiste, toujours à l'affût de talents stimulants, là où d'autres redoutent des concurrents potentiels ou avérés.
Ce double CD regroupe l'intégrale des faces gravées ensemble en studio, que ce soit sous le nom du trompettiste ou celui de Rollins.
Chronique sur le site Quobuz.com
........................................................................................................................................................................................................................
Michael J.Sheehy - With these handsLe nom de Michael J. Sheehy ne vous dit sans doute pas grand-chose, ni celui de Dream City Film Club (DCFC), groupe dont il était le leader. Normal, l'irlandais, même s'il tourne beaucoup reste plutôt confidentiel. Il est pourtant un excellent songwriter, auteur de chansons pop remarquables. Les influences sont palpables, de Nick Cave à Leonard Cohen en passant par Elvis (son idole), et Tom Waits (même excès de cigarettes et de vodka sans doute). Tout ce mélange nous donne un conteur magnifique, sombre et torturé. A découvrir et à écouter sans modération.
Chronique sur le webzine Horspress
............................................................................................................................................................................................................................
Otis Taylor - Pantatonic wars and love song
Après un album dédié au banjo, le colosse barbu nous revient avec un opus tout en finesse et en douceur, avec des orchestrations absolument superbes où trompette et violon alternent avec piano et violoncelle. Acoustique, l'album est transpercé par moment par des éclairs de guitare électrique lumineux et cotonneux à la fois, des éclairs foudroyants signés Gary Moore. Côté voix, la belle Cassie (fille du colosse) vous fera craquer par sa douceur et son phrasé identique à celui des mots d'amour les plus brûlants, comme sur ‘Sunday Morning'.
Chronique sur le site Paris-move.com
..............................................................................................................................................................................................................................
Pacovolume - Manhattan baby
La claque du mois ! Ce jeune artiste français sort « de nulle part » et nous tombe dessus avec un des meilleurs albums pop de cette année. Ce que l'on retient chez Pacovolume, ce sont d'abord ses mélodies variées et imparables, ses arrangements pointus et puis sa voix. Personne ne saura résister à des titres comme Cookie Machine, Stand By Me (Belfast'79). L'envie de danser est là, certes, mais également l'envie d'écouter la finesse des orchestrations et les textes malins, sérieux ou plus légers.
Chronique sur le blog mandor.fr et vidéo du titre cookie machine
...............................................................................................................................................................................................................................
Hope Sandoval & The Warm Inventions - Through the devil softly
Hope Sandoval chante comme une sirène indolente qui dérive à l'aveugle parmi les algues, là où rien ne bouge, rien ne souffre. Des chansons déclives, fragiles et insaisissables, dessinées dans le sable avant l'arrivée de la vague. Dans ses chansons, on entend l'écho ouaté des majestés folk-rock d'antan, ou le ressac dans l'Ocean du Velvet Underground.. Through the Devil Softly est un trip en apnée, que des arrangements économes et mystérieux (des choeurs soul ici, un glockenspiel là, un peu d'harmonica ailleurs) tiennent éloigné des côtes de la banalité.
Chronique sur le site lesInrocks.com
............................................................................................................................................................................................................................
Dengue Fevre - Venus on Earth
Les frères Ethan et Zac Holtzman ont fondé Dengue Fever en 2001, au moment où ils sont tombés amoureux de la musique pop cambodgienne des années 60. Après avoir enrolé David Ralicke au saxophone. Paul Smith à la batterie et Senon Williams à la basse, il ne leur manquait plus qu'une chanteuse cambodgienne. C'est Chhom Nimol, qui a régulièrement joué pour le Roi et la Reine du Cambodge, qui les a finalement rejoints. "Venus On Earth" est le troisième épisode dans l'odyssée d'un groupe qui cherche à créer une fusion unique de pop cambodgienne et américaine. Cette fois, les chansons sont à la fois plus américaines et plus cambodgiennes et le son obtenu honore les deux cultures en façonnant sa propre identité.Chronique sur le site Mondomix.com
...........................................................................................................................................................................................................................
Graindelavoix, dirigé par Björn Schmelzer - Poissance d'Amours Avec en ouverture une très belle version de l'O Ecclesia de Hildegard von Bingen sur faux-bourdon grave de toute splendeur, voilà un disque qui dépoussiérera bien des habitudes d'écoute. Björn Schmelzer, avec un choix de voix très typées et différenciées, magnifiquement âpres, ne fait pas dans le « joli » ni dans l'ellipse : il enracine directement le chant dans la terre des Flandres, avec pour résultat paradoxal de donner à la fois une identité très forte au répertoire, mais aussi une profonde universalité.
Chroniques de Sophie Roughol sur le site Qobuz.com
............................................................................................................................................................................................................................
Wilhem Latchoumia - Impressões
Le pianiste Wilhem Latchoumia a choisi un univers chatoyant qui lui convient à merveille. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à écrire en ce qui concerne l'influence des musiques de notre temps sur l'interprétation des pièces du passé. Plus encore, l'audace des couleurs originales qui sont la marque de fabrique des compositeurs sud-américains ne sont pas si éloignées des recherches de timbres d'aujourd'hui. Le résultat flamboyant de ce récital astucieusement composé en est une preuve supplémentaire.
Chronique de Stéphane Friédérich sur le site Qobuz.com
.............................................................................................................................................................................................................................
Devin Townsend - KI
Aucun riff assassin sur cette galette, mais une suite de mélodies envoutantes. On pénètre le cerveau du créateur et on navigue à vue mais sans réelle peur. On a envie de découvrir et parcourir cet océan atmosphérique. Là où, avec ces précédents opus, on était parfois plongé de force dans un incontrôlable cauchemar, les musiciens délivrent ici de l'émotion à l'état pur. Avec l'introduction « A monday », le ton est donné. Simplicité. Emotion. Aucune saturation. Toutes les ondes négatives sont évacuées. Les chansons se construisent sur la longueur. On sent bien naître sur certains passages de « disrupt » et « heaven send » des esquisses de rage mais elles sont maitrisées pour garder l'espace sonore pur et parfaitement aérien.
Chronique sur le blog Metalkiller54.blogspot
..........................................................................................................................................................................................................................
Culture Musical Club Shime !
Archipel situé au sud-est du continent africain, face aux côtes tanzaniennes, Zanzibar est le fruit d'un métissage culturel forgé au cours des siècles. Cet héritage, composé d'influences asiatiques, arabes et occidentales, se ressent amplement dans le taarab, une musique locale jouée par des orchestres et dont les instruments ne sont autres que le oud, l'accordéon, le qanun ou encore la derbouka. Plus qu'un club privé fondé en 1956, le Culture Musical Club est aujourd'hui l'orchestre le plus renommé de Zanzibar. Les solistes chantent en swahili la passion pour l'être aimé, invoquent la musique, la danse et la protection de Dieu, relayés par les chœurs de femmes. On quitte ce disque dans un semi-songe d'Orient et de nuits sans fin.
Chronique sur le site Mondomix.com
...............................................................................................................................................................................................................................
Electric Electric - sad cities handclapers
Noise, noise, noise serait-il le cri de guerre d'Electric Electric ? Ce duo strasbourgeois a choisi la noise pour s'exprimer : domaine qu'il maîtrise assurément. La pochette d'un rose/rouge proche de Loveless, le chef d'œuvre de My Bloody Valentine, montre une batterie, alors que celle de MBV laisse distinguer une guitare. En effet, la batterie chez Electric Electric est l'instrument majeur, celui qui guide la symphonie noise composée aussi de guitares, synthés, harmonium et par instant de voix énervées. La musique d'Electric Electric à un côté intense et physique, il faut être en condition pour suivre cette épreuve/expérience qui mélange en quinze titres post rock, krautrock et no-wave.
Chronique sur le site Foutraque.com
..............................................................................................................................................................................................................................
Fly girls! B-boys beware: Revenge of the super female rappers « Faites gaffe les mecs : c'est la revanche des super-rappeuses ! » Affiché en couleurs vives au fronton de l'ébouriffan-te compilation sortie de la caverne d'Ali Baba du label londonien Soul Jazz, le message est limpide : les filles ont les crocs, elles n'en peuvent plus de rester sur la touche et rivalisent de morgue, de tchatche et d'ironie pour s'imposer sur le terrain de jeu du rap qui, depuis la nuit des temps, est colonisé par les garçons. Fly Girls pourrait nous brosser un panorama de la scène contemporaine où, de la trop rare Eve à Lauryn Hill la naufragée, les rappeuses se démènent pour imposer une voix dissidente.
Chronique sur le site télérama.fr
.............................................................................................................................................................................................................................
Alicia Alonso (chorégraphe), Ludwig Minkus (compositeur) - Don QuijoteDon Quijote met en valeur la qualité du Ballet National de Cuba, porté à bout de bras depuis 1948 par sa fondatrice, Alicia Alonso qui en signe la chorégraphie. D'un niveau technique hors pair et d'une joie de danser qui irradie, ces danseurs signent ici une superbe version.
Philippe Thanh, in Diapason
..............................................................................................................................................................................................................................
Frederick Ashton (chorégraphe), Ferdinand Hérold (compositeur) - La fille mal gardée
En 1959, le chorégraphe Frederick Ashton crée une version entièrement inédite de La Fille mal gardée pour le Royal Ballet de Londres. Ashton confie à John Lanchbery, chef d'orchestre et compositeur au Royal Opera House (Covent Garden) le soin d'orchestrer la partition.
Enregistrée en 2005, cette version montre combien le Royal Ballet peut exceller dans un répertoire proche du burlesque. À voir aussi pour le couple de jeunes premiers Marianela Nuñez et Carlos Acosta.
Philippe Thanh, in Diapason.
................................................................................................................................................................................................................................
Mayra Andrade - Storia storia
Agée de 24 ans, la Capverdienne Mayra Andrade sort Storia, storia..., son deuxième album, qui confirme les promesses de Navega, paru en 2006. Ce petit bout de femme à la moue enfantine, simple et naturelle, exigeante parfois jusqu'au caprice, est une chanteuse époustouflante. Sa voix miroite entre braise et ombre, elle possède cet art de la nuance qui font les grandes interprètes, occupe les scènes d'une présence rayonnante.
Chronique sur le site lemonde.fr
..............................................................................................................................................................................................................................
Give me love // Songs of the brokenhearted - Baghdad, 1925-1929
(Les vingt-deux chansons) couvrent plusieurs traditions musicales séparées, qui se mélangent ici, celles de l'Irak, de Bahreïn, du Kurdistan et du Koweït. Le livret, extrêmement détaillé, est indispensable pour comprendre le contexte attaché à chaque morceau, ses origines, sa signification, un aperçu furtif des musiciens et du public auquel il s'adressait. Magnifiquement restaurées à partir des 78 tours originaux, la musique se répartit entre taqsim, pièces instrumentales mélancoliques, et ballades déchirantes. Les textes sont quelquefois essentiels pour comprendre le caractère bouleversant de certaines chansons.
Chronique sur le blog 78 tours Noreille
..........................................................................................................................................................................................................................
Marissa Nadler - Little hells
Il y a dans la voix de Marissa Nadler quelque chose de profondément mystique. Un corps, une rondeur, quelque chose d'indescriptible. Un mélange de douceur, de beauté et de magie qui inspire à la fois le repos, la plénitude, mais aussi cette mélancolie, cette détresse qui nous prennent littéralement à la gorge (...) Little Hells est un disque plaisant, ennivrant, déconcertant, troublant. Sans hésitation c'est aussi le meilleur de la chanteuse à ce jour.
Chronique sur le site darkglobe.fr et session radio filmée sur le site de l'émission Planet Claire
...........................................................................................................................................................................................................................
Sinfonias from the enlightenment - Moderntimes_1800
Le programme (Hasse, Graun, Carl Philipp Emanuel et Wilhelm Freidemann Bach, Haydn et Mozart.) offre un panorama réjouissant et bien pensé de la symphonie entre 1760 et 1774 : derniers échos du baroque, premiers pas du préromantisme, accents fébriles et sombres du Sturm und Drang et nouvel équilibre du classicisme.L'un des plus savoureux et des plus excitants enregistrements consacrés à ce répertoire depuis longtemps.
Jean-Luc Macia, Diapason juillet-août 2008
................................................................................................................................................................................................................................
Ben'Bop - ben'bop Ben'Bop est le fruit de la rencontre entre Arnaud Samuel, le violoniste de Louise Attaque, deux des chanteurs du groupe de hip hop No Bluff Sound, Mao et Kadou, et le producteur de ces derniers, Vincent Stora. Leurs points communs ? L'absence d'a priori et la volonté de laisser l'inspiration du moment guider leur musique. Une démarche concluante : on trouve bien des traces de chanson, de hip hop, de ragga, de rock ou même de musique classique (citation très fine de Vivaldi sur Kouné Ak...) sur l'album, mais chaque chanson est une entité en elle-même, supérieure à la somme des musiques qui la composent. En wolof, Ben'Bop signifie « une seule tête ». On aurait presque pu s'en douter.
Chronique sur le site mondomix.com
...........................................................................................................................................................................................................................
Moderat -moderat
Ces trois hommes sortent un album qui assassine les émotions en jouant avec nos corps finalement inertes et malléables. On y meurt et revit à chaque morceau laissant une humanité déconcertée s'attachant aux derniers fossiles d'une musique antérieure paraissant alors sans saveur. Détruire et reconstruire sans cesse l'imaginaire par le son, Moderat en joue et laisse rêveur quant à l'avenir et à la puissance de ce genre de musique électronique pleinement actuelle. Il fait nuit à Berlin, le jour se lève dans 44 minutes et 14 secondes.
Chronique sur le site fuckthatworld.com et sublime video du premier extrait "Rusty nails".
........................................................................................................................................................................................................................
Peter Greenaway - 4 american composers DVD
Le réalisateur britannique Peter Greenaway s'est penché sur quatre compositeurs américains : Meredith Monk, Robert Ashley, John Cage et Philip Glass. Quatre documentaires passionnants sur l'art, la création... et l'art de la création (...) Équilibrant à la perfection les temps d'image et de parole, Peter Greenaway est parvenu à faire de ces quatre documentaires exemplaires de véritables leçons de musique et d'écoute.
Chronique sur le site de la Médiathèque de la Communauté Française de Belgique, merci à eux pour cet emprunt et vive l' Europe !
...........................................................................................................................................................................................................................
African scream contest / Compilation funk béninoise
L'histoire commence lorsque le directeur du label Analog Africa tombe sur deux hangars bourrés de vinyles au Bénin. Après une semaine à se battre contre les scorpions qui infestent les lieux, il en ressort avec 3.800 disques, puis sillonne le pays en quête des artistes qu'il a choisi d'exposer(...) la scène béninoise des années 70 vibrait d'un funk presque aussi explosif que sa voisine nigériane (...) la plupart des noms sont obscurs mais déversent une musicalité jouissive (...) La qualité sonore impeccable et les photos magnifiques du livret achèvent de faire de cette compilation un must absolu.
Chronique sur le site de mondomix.fr
..........................................................................................................................................................................................................................
Paul Kalkebrenner - Berlin Calling
Acteur dans le film Berlin Calling de Hannes Stöhr, qui donne à voir le quotidien et les excès d'un dj sur fond de vie nocturne allemande, Paul Kalkbrenner, producteur émérite de la scène berlinoise, signe aussi la bande originale du film. La musique est sombre, opaque, mystérieuse mais n'en est pas moins excitante. Le compositeur allemand nous livre une techno répétitive, mais là où d'autres pêchent par l'absence et le vide, notre artiste offre un son mature, tout en retenu et captivant. Les titres s'enchaînent et, à en croire nos oreilles c'est Berlin By Night qui semble défiler sous nos yeux.
..........................................................................................................................................................................................................................
Ghinzu - Mirror, mirror Un album qui mêle douceur et brutalité, puissance et légèreté, calme et folie, c'est-à-dire, du Ghinzu. Il y a toujours un élément schizophrène dans la musique de Ghinzu, un côté pop et doux, et un autre, vicieux et bruyant. Au terme de Mirror Mirror, on a juste envie d'appuyer sur play et recommencer ce voyage dans l'esprit déjanté de ces belges, qui, une fois de plus, offrent un album superbe, qui n'a pas à rougir face à tout ce qui se fait dans le rock actuellement.
Chronique sur le site lordsofrock.net/
........................................................................................................................................................................................................................
Elysian Fields - The afterlife
Les disques les plus généreux sont ceux qui invitent à se découvrir d'emblée, à abandonner toute forme de quant-à-soi, à se défaire des certitudes qu'on a accumulées au fil du temps (...) Dans un cadre feutré et acoustique (...) Elysian Fields s'ingénie à brouiller les pistes mélodiques et harmoniques, à tromper nos attentes avec malice et élégance, à gommer les lignes de partage entre rock de chambre, jazz, classique ou bossa. Symbole éclatant d'un esprit new-yorkais qui n'a pas fini de défendre la libération des mœurs musicales, The Afterlife est une sorte de Philosophie dans le boudoir sonore, dont chaque mesure est portée au comble de l'intelligence et de la sensualité.
Chronique sur le site Inrocks.com
................................................................................................................................................................................................................................
Mulatu Astatke / The Heliocentrics - Inspiration information
(Ce disque) célèbre la rencontre entre le grand vibraphoniste multi-instrumentiste éthiopien Mulatu Astatke, père de l'Ethio-jazz, et le groupe The Heliocentrics (qui) ont aussi joué le rôle du backing band de Dj Shadow durant sa tournée. Avec Mulatu Astatke, ils nous offrent un abstract hip-hop très haut de gamme, un jazz coltranien aux finesses éthiopiennes et aux rythmiques telluriques parfois drum'n'bass. Ni l'intensité, ni la qualité ne faiblissent une seconde. Cette troisième pression des sessions Inspiration Information est indispensable à toutes les bonnes discothèques !
Chronique sur le site mondomix
..............................................................................................................................................................................................................................
Avishai Cohen - Aurora
Quoiqu'un peu absconses de prime abord, les partitions astucieuses d'Avishai Cohen se révèlent captivantes au fil des écoutes. Insondables mais fascinantes. Observables sous plusieurs angles, un peu comme une toile cubiste. Bien des fois on tentera de battre du pied sur cet album, sans réellement y parvenir - exactement comme on tourne la tête dans tous les sens devant un Picasso (...) La (contre)basse n'est pas en reste et prouve aux mains du maestro qu'elle sait, elle aussi, tenir le premier rôle sans autre. (Aurora est) un album jazz-world inventif et addictif, classieux, jamais prétentieux.
Chronique sur le site lecargo.org
...........................................................................................................................................................................................................................
Orchestre National de Jazz - Around Robert Wyatt
Around Robert Wyatt, tel est le nom de ce disque de l'ONJ (sorti) chez Bee Jazz, ne tombe jamais dans les travers d'un hommage trop confit dans la dévotion et propose, sous la forme de chansons, des reprises souvent transfigurées, mais jamais trahies, du répertoire de Robert Wyatt. Le minimalisme de la source est ici revisité et souligné par des arrangements discrets et subtils signés Vincent Artaud et l'on savoure le chant d'invités tels que Rokia Traoré, Yael Naïm, Arno, Daniel Darc, Camille ou Irène Jacob. Daniel Yvinec a relevé avec humilité et élégance un très beau défi. Chronique sur le site maitrechroniquelight.com
..........................................................................................................................................................................................................................
Les Frères Guissé - Yakaar
Les Frères Guissé ont fait leurs premières armes de musiciens dans des orchestres au Sénégal. En créant leur trio, Djiby, Cheikh et Alioune délaissent le bruit superflu des synthés pour aller vers l'épure du son : subtile polyphonie vocale sur fluides guitares sèches et percussions légères. Ils cultivent le charme serein d'une musique de nuances, avec des mots qui vont droit au coeur des gens simples.
Chronique sur le site Mondomix
..............................................................................................................................................................................................................................
Staff Benda Bilili - Très très fort
Staff Benda Bilili ne ressemble à rien de connu. Composé de 4 chanteurs /guitaristes paraplégiques, qui circulent dans d'incroyables véhicules customisés et vivent dans la rue, aux alentours du zoo de Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo), d'une section rythmique composées de jeunes musiciens, et d'un jeune prodige de 17 ans qui exécute des solos ébouriffants sur un instrument à une seule corde qu'il a fabriqué à partir d'une boîte à conserve, Staff Benda Bilili crée des chansons d'une beauté et d'une puissance extraordinaires. Basées sur des grooves de funk, de rumba ou de reggae, elles sont portées par de magnifiques voix de crooners bluesy. Staff Benda Bilili véhicule un message universel, à la fois émouvant et plein d'espoir.
Chronique sur le site Afrik.com
...........................................................................................................................................................................................................................
Sound dimension, mojo rocksteady beat - Anthologie reggae
Une nouvelle compilation du groupe le plus funky de l'histoire du reggae: The Sound Dimension a enregistré certains des morceaux les plus importants de la musique reggae; des chansons telles que "Real Rock", "Drum Song", "Heavy Rock", "Rockfort Rock" ou "In Cold Blood" sont tous des classiques qui ont servi de fondation à la musique reggae. En somme 18 classiques qui ont fondé l'histoire de la musique reggae.
...............................................................................................................................................................................................................................
John Taylor - Phases
Cet Anglais, compagnon habituel de Kenny Wheeler, Charlie Haden et John Surman, n'est pas un musicien facile d'approche. L'écouter exige une concentration de tous les instants. Sa musique perlée, gracile mais non dépourvue de squelette, se promène librement habillée de silence dans les allées musicales ouvertes par Debussy et Bill Evans, au gré de sa fantaisie, de ses pensées vagabondes, de ses rêves éveillés. Chaque saison est illustrée, chaque senteur de sous-bois exhumée et rendue sensible (...) John Taylor joue à peine du piano : c'est un peintre. Du genre impressionniste. Par moments pointilliste. Bref, c'est un poète. Pour l'entendre il faut anéantir le vacarme qui règne en soi et s'ouvrir aux improbables féeries, aux splendeurs du peu. Mais les temps sont durs pour les poètes.
Chronique sur le site Qobuz
...........................................................................................................................................................................................................................
I never promised you a rose garden, a portrait of David Toop
Dans sa maison du Nord de Londres, l'éminent musicien et musicologue britannique pioche au gré de sa fantastique collection de disques et nous fait entendre les albums de son choix, des enregistrements de JOHN LEVY à ceux de PANSONIC en passant par BO DIDLEY ou les chamanes d'Amazonie. Il commente ces extraits proposés et s'interroge face à la caméra sur les sens variés et l'étendue du champ musical. Ce film passionnant nous fait découvrir plein de musiques mais aussi une approche et une réflexion hors du commun. Et remet en question nos a-prioris sur ce que l'on croyait être la musique, sur ce qu'elle n'est pas et sur l'insaisissable frontière entre les deux !
.......................................................................................................................................................................................................................
Jon Hassell - Last night the moon came droppinig its clothes in the street
C'est toujours un plaisir de retrouver le talent de Jon Hassell, d'autant plus lorsqu'il est aussi inspiré que sur ce nouveau disque.
Son inspiration, il est allé la chercher du côté du poète persan du XIIIe siècle Jalaluddin Rumi. Il a même tiré le titre de l'album d'un de ses vers : "La nuit dernière, la lune est venue déposer ses vêtements dans la rue. J'ai pris cela comme un signe m'invitant à chanter jusqu'à tomber dans le creux du ciel."
Chronique sur le site de France Inter
................................................................................................................................................................................................................................
Kouyate, Neerman - Kangara
Les volubiles syncopes du balafon et du vibraphone s'entrelacent. Les unes,organiques, terriennes, comme l'instrument mandingue fait de lamelles de bois posées sur des calebasses remplies de toiles d'araignée pour nuancer la résonance. Les autres, minérales, lunaires, comme l'instrument de jazz, composé de lames métalliques entraînées par un moteur à pédale (...) Ceux qui ont été éblouis par les solos de balafonistes traditionnels si proches du jazz, voire du free jazz, savent qu'il était inévitable que ce genre de croisement ait lieu. Les deux compères vont d'ailleurs au-delà d'une simple juxtaposition. Un langage nouveau naît de leur dialogue. Evanescent, flirtant avec l'électro planante. Chronique intégrale sur télérama.com
.................................................................................................................................................................................................................................
Johann Friedrich & Carl Friedrich Christian Fash - concerti & ouverture Ayant dans l'oreille des œuvres similaires de Vivaldi, Bach ou Telemann, la comparaison pouvait s'avérer périlleuse. Il n'en est rien : notre allemand (Johann Friedrich Fasch) est largement du niveau de ses confrères et ses partitions s'écoutent avec beaucoup de plaisir tant elles sont bien écrites et remarquablement interprétées avec des musiciens qui jouent très justes (...) Le programme nous offre ensuite une œuvre de Carl Friedrich Christian Fasch (le fils). Le concerto ici proposé est destiné à un trio d'instruments solistes dont l'association est unique à notre connaissance : trompette, violon et hautbois d'amour, alliage de sonorités aussi surprenant que ravissant à écouter. Le programme de cet album paraissait à priori banal et sans surprise et c'est finalement tout le contraire : merci donc à l'ensemble Zefiro de nous donner à entendre de l'aussi belle musique aussi bien jouée. On en redemande.
Chronique sur le site Resmusica.com
............................................................................................................................................................................................................................
So Kalmery - So Kalmery
Une philosophie, un combat social et politique, une musique indissociable de la danse », c'est la définition du brakka, un style rythmique, élastique et envoûtant, qui sous-tend le nouvel album de So Kalmery. La tradition africaine de l'Est s'y frotte avec jubilation aux vibrations urbaines. C'est essentiellement en swahili, mais également en anglais, que le baroudeur, né en République Démocratique du Congo où son père, compagnon de Lumumba, fut assassiné, parle des peines et des espoirs de son continent.
Ceux qui voyaient en lui un chantre de l'acoustique seront surpris par les griffures nerveuses de sa guitare électrique, serrée de près par une batterie et une basse implacables, enrichie par des éclats de claviers et de saxophone. Avec de succulents chœurs féminins pour booster la voix du voltigeur. Il n'y a aucune faiblesse dans les dix titres de Brakka System, mais l'obsédant Brand new day, l'émouvant Kamitik soul, ourlé d'oud, et l'irrésistible Harambe sont des temps forts de choix. À 54 ans, So Kalmery propose un vrai grand disque. Chronique sur le site Chorus
...............................................................................................................................................................................................................................
Jordi Savall - JérusalemJérusalem - dont le nom signifie « ville des deux paix », la céleste et la terrestre - n'en finit pas d'être au cœur d'une actualité tourmentée. À l'heure où des extrémistes de tout poil se crêpent le chignon, des musiciens s'activent pour faire de la musique un vecteur de paix. Des œuvres sacrées côtoient ainsi des pièces de musique populaire arabe. Dès la plage 1 du CD 1, Jordi Savall souligne le pouvoir extraordinaire de la musique en restituant au plus près ce que dut être le son fracassant des trompettes et du schofar, capable d'effondrer les murailles de Jéricho. Autre moment fort, CD 2 plages 12/13, le chant aux morts « El male rahamim », enregistré en 1950, qu'interprète Shalom Katz, condamné à mort à Auschwitz, mais qui sut attendrir par ce chant d'une glaçante beauté un officier nazi, ce qui lui valut la vie sauve. Ce ne sont là que deux moments intenses de ce livre-disque, qui a fait l'objet d'un travail éditorial et musicologique exemplaire.
Chronique intégrale sur le site Qobuz
.............................................................................................................................................................................................................................
|
L'immense Alain Bashung nous a quitté ce samedi 14 mars 2009. Il s'est imposé tout au long de sa carrière commencée en 1966 comme un artiste novateur, curieux, hors-norme ; il laisse une discographie riche de 14 albums digne des plus grands artistes de notre temps. Vous pouvez retrouver la quasi-totalité de l'œuvre d'Alain Bashung dans les Médiathèques de votre ville. |
...............................................................................................................................................................................................................................
Nicole Atkins - Neptune City
Crooneuse miraculeuse dans un monde de brutes, Nicole Atkins est l'ovni américain de saison, ressuscitant avec flamboyance les portes de Broadway. (...) Qui pourrait résister au charme de la jolie Nicole Atkins et de sa pop somptueusement orchestrée ? Pas le Boss (Bruce Springsteen ndlr), ni Chris Isaak, David Byrne ou encore Angelo Badalamenti, tous admirateurs déclarés de cette jeune musicienne du New Jersey. (...) Neptune City est un disque hors du temps et hors des modes, parfois proche de l'anachronisme d'un Richard Hawley. Son songwriting classique et travaillé est naturellement sublimé par sa voix profonde et boule-versante, allant chercher aussi bien chez Dusty Springfield que chez Patsy Cline, voire parfois dans la grandiloquence tragique de Rufus Wainwright. Arrangements de violons chavirants, accords mineurs, guitares sombres... Nicole Atkins est ambitieuse et ne prend pas sa musique à la légère...
Chronique sur les Inrocks.com
...........................................................................................................................................................................................................................
Pascal Comelade - Topographies anecdotiques
Voici un film qui aura contraint son cher sujet - Pascal Comelade, maître es musique décalée et montagnard aguerri - à pratiquer ce qu'il exècre : l'impudeur de la parole. C'est donc de secret et d'intimité dont il est ici question. Où l'on découvre l'univers d'un esthète exigeant qui préfère les anchois à Hector Berlioz et le peintre Gaston Chaissac aux voitures de sport. Filmé chez lui au pied du fier Canigou catalan, Pascal Comelade est entouré de nombreuses célébrités musicales : le général Alcazar, Pierre Bastien ou le fameux joueur de triangle Enric Casasses, du bel Canto Orquestra. "Mon univers musical ? ... un grand bordel. Un mélange de choses horribles et d'autres très pointues. Je l'assume parfaitement et je me revendique des deux." Chronique sur le site film-documentaire.fr
..........................................................................................................................................................................................................................
Kasse Mady Diabaté - Manden djeli kan
Au Mali , la voix de Kasse Mady Diabaté est classée dans le patrimoine national, mais elle reste encore trop peu connu en dehors du contexte local. Il rêvait d'enregistrer depuis longtemps et de s'entourer des meilleurs, Djeli Moussa Kouyaté (guitare), Mamani Keita (vocal), Toumani Diabaté (cora)...Si l'inspiration de Kassé Mady remonte au Mali , les arrangements cultivent avec bonheur une subtile connivence entre style pop et instruments traditionnels.
.............................................................................................................................................................................................................................
Minyeshu - Dire Dawa
Dire Dawa (Ville d'Ethiopie), la chanteuse Minyeshu livre un deuxième album haut en couleurs. Entre influences tribales traditionnelles et sonorités modernes, l'artiste éthiopienne envoute par sa voix suave et chaude. Artiste complète, la jeune femme, qui danse aussi, entend faire connaitre son pays au-delà du continent africain.
Chronique et entretien sur le site Afrik.com
..............................................................................................................................................................................................................................
Stuck in the Sound - The shoegazing kids
Les mélodies taillées de main d'orfèvre se confrontent à des rythmiques brutales, les lignes de basse vous cramponnent les tripes, les riffs gimmicks de guitare s'intronisent avec une facilité déconcertante dans le lobe occipital, et le travail vocal réalisé par le frontman José est tout simplement époustouflant.
Douze titres de qualité, d'une richesse assez étonnante, tant sur les choix rythmiques que stylistiques. Le nouveau Stuck est un régal sans faim/fin, et permet de confirmer le talent déjà pressenti jusqu'alors, qui semble s'être exprimé sans compromis et sans faille.
Chronique sur le webzine le-hiboo.com et la vidéo du titre "Ouais" tiré de l'album
................................................................................................................................................................................................................................
Friendly Fires - Friendly fires
un groove essentiel, porté comme il se doit par une basse sautillante. Après, chez le trio, c'est de la house à gauche, du funk à droite, rythmé electro, nappé de rock, sans oublier les vétilles (...) C'est certainement ce bricolage qui explique aussi la réussite de Friendly Fires, sa façon de faire comme si cela n'avait jamais été fait avant, naïvement, son insouciance et sa passion. Au final, tout en poursuivant cette chasse au détail, Friendly Fires peut s'enorgueillir de n'avoir jamais quitté des yeux l'essentiel.
Chronique sur le webzine Pinkushion et en image sur Arte.Tv !
................................................................................................................................................................................................................................
Lil Wayne - Tha carter III
Cet album pourrait bien s'avérer celui de la consécration pour l'artiste tout droit venu du "Dirty South". Sur "Tha Carther III", on retrouve une pléiade de collaborations et de producteurs dont Kanye West, Swizz Beatz et The Alchemist. Il a également convié Busta Rhymes, Jay-Z, Ludacris, Fabolous et T-Pain, pour concocter un cocktail explosif. Sûr de son flow aiguisé et fluide, l'artiste se montre tour à tour engagé, malicieux ou encore taquin à l'image d'un certain Snoop Dogg. Le premier single "Lollipop" en featuring avec Static major l'atteste, il faut désormais compter avec lui en tant que poids lourd de la scène hip-hop américaine.
Chronique sur le site musicactu.com
................................................................................................................................................................................................................................
The (International) Noise Conspiracy - The Cross Of My Calling
Jamais rassasié, The (International) Noise Conspiracy nous emmène dans des contrées prévisibles mais encore inexplorées chez lui, celles des seventies notamment, quand les guitares du rock n'avaient pas encore totalement abandonné leur notion du groove. Enregistré au Sunset Studio, autrefois occupé par The Doors, l'album l'annonce d'ailleurs par une courte intro un brin psyché, où synthés et percussions se mêlent au reste du line up comme pour annoncer qu'on les y recroisera. Puis, la place est laissée au plus beau compromis auquel on ait eu droit depuis des lustres : une enfilades de pépites rock'n'roll auxquelles l'actualité politique sert la soupe, bourrées de ces mélodies dont le genre s'est fait maître des Nomads aux Hellacopters, ici affûtées et lustrées pour faire définitivement briller le genre de mille feux.
Chronique sur le webzine Bokson.net
...............................................................................................................................................................................................................................
McCoy Tyner - Guitars
Ce n'est pas exagérer que de dire que tout le jazz moderne a été influencé par la musique de McCoy Tyner. Son style, basé sur le blues et rempli de cordes sophistiquées, a su dépasser les limites conventionnelles pour devenir l'un des sons les plus identifiables dans la musique improvisée. Ses contributions harmoniques et ses dispositifs rythmiques spectaculaires constituent le répertoire de bon nombre de pianistes de jazz.Chronique sur le webzine Les dernières nouvelles du jazz
................................................................................................................................................................................................................................ ....................................................................................................................................................................................................................................................................
Adam de la Halle - D'amoureus cuer voel chanter, interprétés par les Jardin Courtois
« Adam de la Halle semble donner le meilleur de lui-même, dans la composition de mélodies d'une grande fluidité, soulignant la force ou la légèreté d'une poésie principalement nourrie des tendres tourments de l'amour courtois (...) Les jardins de Courtoisie tissent un discours musical particulièrement inventif, rappelant avec raison qu'il faut dans ses répertoires - à l'origine de tradition orale - savoir garder tout son pouvoir d'imagination. Et tous les musiciens y réussissent pleinement. Un moment de vraie poésie et de pur bonheur musical. »
François Camper, in Classica-Répertoire mai 2007
...............................................................................................................................................................................................................................
Bach - Weiss : oeuvres pour luth interprétée par Evangelina Mascardi
« La jeune luthiste argentine est une élève d'Hopkinson Smith. En plus d'une redoutable technicienne, on découvre ici une véritable interprète. Aux prises avec ces deux monstres du répertoire, Evangelina Mascardi joue d'assurance, y compris dans le genre de la transcription... Elle parvient à tirer de son luth une sonorité suave, d'une rare profondeur, troublante comme une caresse. »
Manuel Boissard, in Diapason avril 2005
.............................................................................................................................................................................................................................
Martin Scorsese - Bob Dylan, no direction home
(...) Ce film impossible, ou plutôt élément supplémentaire d'un mythe indescriptible, où chaque nouvelle pierre ne fait qu'un peu plus épaissir et donner de valeurs fantasmatiques au poète. No Direction Home n'est que quelque chose de plus pour et sur Dylan, à ajouter à la kyrielle d'albums, de compilations, de livres... La forme du documentaire, de l'enquête en particulier, ne pouvant qu'être, elle aussi, un malentendu, comme si l'image y accédait à une vérité possible du fait de son statut de document. Bien entendu tout cela est complètement faux, et par conséquent No Direction Home (beau titre, tiré de Like a Rolling Stone, et finalement programmatique de tout) ne fait qu'amplifier le mythe en continuant à le créer.
Jérôme Dittmar chronique sur le site fluctuat.net
................................................................................................................................................................................................................................
Stefano Bollani - Carioca
Le pianiste de jazz Stefano Bollani, révélé il y a quelques années aux côtés du trompettiste Enrico Rava, qui rejoint la tribu des fils adoptifs de Rio de Janeiro. Gamin, ce Milanais d'origine s'est abreuvé à la source nourricière de la bossa. Avec Carioca, son nouvel album, il se garde pourtant de signer un énième hommage à Tom Jobim et ses amis. Comme on remonte son arbre généalogique pour en découvrir les plus hautes branches, il préfère s'intéresser à leurs ancêtres : toute une parentèle de compositeurs moins renommés de ce côté-ci de l'Atlantique, qui ont fait les grandes heures du choro, cette virevoltante musique instrumentale née à la fin du XIXe siècle, et de la samba. Richard Robert Chronique sur le site des inrocks.com
...............................................................................................................................................................................................................................
Toumani Diabaté - The Mandé Variations
The Mandé Variations est un album d'un lyrisme rare. En solo, ce virtuose de la harpe à 21 cordes sait mieux que quiconque faire frémir le long des cordes et sur la peau tendue de cette calebasse une foisonnante palette d'émotions. Caisse de résonance des passions de l'âme humaine, la kora n'est ici qu'un porte parole, un média. Qu'il s'adresse par son biais à Ali Farka Touré, son ami disparu ou qu'il voyage entre Mauritanie, Espagne et Indes sur El Nabiyouna, Toumani excelle.
Chronique sur le site mondomix.com
.............................................................................................................................................................................................................................
Improvisation, un film de Gjon Mills produit par Norman Granz
C'est un film de vingt minutes qui a rendu toute une génération jazzophile en même temps que cinéphile : Jammin' the blues, de Gjon Mili. Il avait disparu des écrans, on désespérait, et voici qu'il émerge, dans une copie presque parfaite, au noir et blanc fortement contrasté, en bonus d'un DVD en deux parties qui présente aussi un document rare : la séquence tournée en studio, en 1950, avec Charlie Parker et Coleman Hawkins, comme une suite à ce chef-d'oeuvre de 1944.
Michel Contat Chronique sur le site télérama.fr
..............................................................................................................................................
Cyril Scott - Concerto pour violon - Ouverture festive, dirigés par Martyn Brabbins
Dès avant 1914, Cyril Scott avait conçu un langage entièrement personnel, fondé sur un sens de la couleur harmonique et orchestrale d'un extrême raffinement... Marty Brabbins signe aujourd'hui la version de référence, par laquelle s'impose la magie des irrésistibles philtres sonores de Scott.
Michel Fleury, in Classica-Répertoire mai 2007
.............................................................................................................................................................................................................................
Paolo Pandolfo - Improvisando
Voici un disque revigorant... Ce disque n'est pas seulement une suite d'heureuses d'improvisations ; il résulte de profondes réflexions sur la place respective de l'oralité et de l'écrit musicaux dans le cours de l'histoire de la musique en Occident.
Le Monde de la musique mars 2007
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
D'une intelligence rare, Bashung ne vole personne mais s'approprie le travail des autres pour le magnifier à sa sauce. Rien ne colle au fond de la casserole. Pour parachever l'ouvrage, le chanteur demande à Gérard Manset de mettre son grain de génie et sa plume sur ce disque. La reprise de « Suzanne » ou « Il Voyage en Solitaire » comme autant de preuves que Bashung, même dans les bottes d'un autre, est d'une pointure au dessus de tous les autres.
Chronique sur le webzine rocknfrance.free.fr et une version acoustique de "résidents de la république" ici
...............................................................................................................................................................................................................................
Mogwai - The hawk is howling
Avec un regard aussi terrifiant que la chouette de TWIN PEAKS, ce rapace hurlant vole sous ses propres cieux. Il vous fera rentrer dans une intrigue musicale à tiroirs, propice au recueillement et truffée de moments majestueux. Son propos artistique, moins binaire qu'auparavant, est digne d'un dialogue de la femme à la bûche : il marquera au fer blanc ceux qui savent encore l'entendre.
Chronique sur le webzine kweb et l' étrange beauté de la vidéo "Batcat" tirée de l'album
..........................................................................................................................................................................................................................
Sarabeth Tucek - Sarabeth Tucek
Nous sommes ici en présence d'une petite pépite, un joyau sensible que l'on voudrait protéger des mauvais regards autant qu'exposer aux bienveillants. Cette jeune femme nous fait part de sa maîtrise totale de tous les codes du folk dans une succession de 9 chansons, mélancoliques et minimales. Mais ici le minimalisme n'est pas propice à la monochromie, bien au contraire car cet album possède un vrai relief qui évite l'écueil de la monotonie.
Chronique sur le webzine culturopoing.com et la vidéo de "something for you" ici
.............................................................................................................................................................................................................................
TV on the Radio - Dear Science
Après "Desperate Youth, Blood Thirsty Babes" (2004) et "Return To Cookie Mountain" (2006), les américains se sont taillés une sérieuse notoriété de vrais magiciens, dont les mélodies sont empruntées à des courants musicaux variés (rock, electro, soul, funk, pop, doo-wop, free-jazz). Les voilà de retour avec "Dear Science", probablement la pièce la plus accessible et la plus réussie de leur discographie. Le groupe prend un malin plaisir que l'on n'oserait freiner à mélanger l'improbable et l'impensable, et donne certainement sans le vouloir, un coup de pied dans la fourmilière parfois un peu trop dormante du rock moderne.
Chronique sur http://www.indiepoprock.net/ et la chanson "Golden age" ici
.........................................................................................................................................................................................................................
Les Petits motets / compositions de Henry Madin ; interprétées par Le Concert Lorrain ; dirigées par Anne-Catherine Bucher.
Les motets d'Henry Madin, prêtre et musicien d'église dans la premère moitié du XVIIIe siècle, étaient destinés à des religieuses ou à des jeunes filles.
« Les voies sont charnelles : aucun passage en force mais une belle fluidité lliée à un placement généreux viennent transfigurer les souplesses mélodiques de Madin...
Nos demoiselles lorraines y versent leur choeur, y chantent leurs tendresses, y peignent leurs enchantements ».
Henry de Villiers, in Diapason novembre 2007
........................................................................................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................................................................................
Los Impossibles = Rencontres improbables : 2006/ L'Arpeggiata & the King's Singers, dirigés par Christina Pluhar.
« Remise au goût du jour de la plus belle des manières, « Los impossibles » version 2007 est un parfait mélange des genres et des cultures où se côtoient les influences des uns et des autres. La guitare flamenco affronte la guitare baroque dans un délicieux duel de classe et de bon goût. Les musiques se croisent et se répondent d'un siècle à l'autre par delà les continents. Merveilleusement orchestré, ce disque est un voyage fascinant jalonné de rencontres improbables et inattendues dans un style baroque qui a su garder sa modernité ».
Christophe Meade, in 150dB webzine musical
Un extrait du DVD : ici
.............................................................................................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................................................................................................
Antonio Vivaldi - Les quatres saisons DVD
avec Julia Fischer (violon) et The Academy of St-Martin in the Fields
Edités en 1725 et ce des années après leur composition, les quatres concertos comme autant de saisons du compositeur Antonio Vivaldi (1678-1741) n'en finissent plus de faire des émules. Au point que l'on pourrait presque souffrir de leur omniprésence : « veuillez patienter, nous recherchons votre correspondant... »
Pourtant ce DVD présente trois indéniables qualités. Le lieu tout d'abord puisque chaque concerto offre une prise de vue différente du sublime jardin botanique du Pays de Galles. L' orchestre ensuite avec la prestigieuse Academy of St-Martin in the Fields qui maîtrise parfaitement la partition de l'illustre italien. Enfin la superbe Julia Fischer et ses changements de robes quelque peu kitsch des récitals classiques du grand soir, qui démontre et ce du haut de ces 25 ans, qu'elle est une réelle virtuose du violon.
Denis..........................................................................................................................................................................................................................
Dub Trio - Another sound is dying
Enorme coup de coeur de l'année passée, la discothèque voulait revenir sur le dernier opus de Dub Trio au moment de son retour sur les scènes françaises. Stu Brooks (basse), DP Holmes (guitares) et Joe Tomino (batterie) ont beau être des experts de leurs instruments, demandés de partout (Fugees, Mos Def, 50 Cent, et j'en passe...), ils ne tombent pas dans le piège de la démonstration technique pour autant. Les riffs de guitare sont suffisamment simples pour vous coller au crâne pour la journée, tandis que la paire rythmique vous fait tourner en bourrique à grands coups de contretemps espiègles.
Chronique sur le webzine bokson
Dub Trio au festiva Télérama ici
Gaetano Donizetti - la fille du régiment DVD
avec Natalie Dessay - Juan Diego Florez dans un mise en scène de Laurent Pelly En garçon manqué, lutin audacieux, espiègle sorti de tranchées (à la fois Fifi brin d'acier et Gavroche) et aussi en fille de bonne famille, "La Dessay" époustoufle par sa malice, son jeu inventif, sa sensibilité et son naturel. La soprano coloratoure orfèvre un chant d'une finesse magicienne qui renouvelle et rend justice surtout au chant donizettien, hors de toute caricature comme de toute mignardise: du théâtre, de la vérité, une franchise sertie d'élégance et d'audace (une véritable héroïne populaire) ...
(cf chronique sur le webzine classiquenews)
Un extrait du DVD ici
Operator Please - yes yes vindictive
Voilà un groupe qu'il est bien, péchu comme il se doit, sautillant, jouissif, capable de vous reconnecter avec vos années étudiantes, à votre énergie d'ado boutonneux mais si inscouciant.
Chronique sur le webzine m-la-Music
...............................................................................................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................................
Daniel Bacheler - The Bacheler's Delight ; interprété au luth par Paul O'Dette
Le luthiste Paul O'Dette consacre un disque à un méconnu de la Renaissance, l'Anglais Daniel Bacheler (1572-1619). Contemporain de John Dowland, Bacheler se singularise par une écriture curieusement rhapsodique et d'une virtusité exceptionnelle... Assurément un des plus beaux disques de luth de l'année.
Gilles Tordjman, in Classica-Répertoire octobre 2006
.............................................................................................................................................................................................................................
Maria Cristina Kiehr (soprano) - Lamentazioni per la settimana sancta Dans toute l'Europe baroque, les textes prophétiques des Lamentations de Jérémie ont incité les compositeurs à s'adonner à de véritables exhibitions musicales qui connurent alors une vogue extraordinaire. Pour l'essentiel inédites au disque, les oeuvres ici proposées ont été composées pour les chapelles romaines du XVIIe siècle... tous ces chefs-d'oeuvre oubliéssont portés par la voix angélique de Maria Cristina Kiehr, timbre pur et intonation à l'avenant, contrôle parfait du soufle et de la ligne, et pour chaque mot, l'émotion la plus juste.
Dennis Morrier, in Diapason mai 2007
Wolfgang Amadeus Mozart - Am Stein vis-à-vis
Andreas Staier et Christine Schornsheim, clavecin-pianoforte
C'est très sérieux, cette affaire, et ça ne l'est pas du tout. Au départ, un beau projet organologique, restaurer et enregistrer le chef-d'oeuvre monumental construit par Stein en 1777, hydre à deux têtes, clavecin et pianoforte en vis-à-vis. Sur le pupitre, un programme tout Mozart hors des sentiers battus... A l'arrivée, trois parties de baby foot sur quatre claviers et des solos en faux d'artifice pour un événement : la révélation pas le très docte Andreas Staier et la non moins admirable Christine Schornsheim de la déconnade authentique. Pardon : d'une fantaisie, d'une énergie immédiate, d'une liberté, d'une gourmandise « authentiques », et que notre respect « moderne » risque de figer quand bien même elles sont l'âme de ces musiques - les sonates à quatre mains composées pour le bon plaisir d'Amadeus et de Nannerl, les rarissimes Préludes modulants et les Variations KV 398 notées à la suite d'improvisations.
Gaëtan Naulleau, Diapason
Les chansons de Kate Stables ne sont pas de celles qui vous sautent à la figure et vous retournent les tripes : elles s'installent tranquillement et tissent autour de vous un cocon apaisant.(...)
Cette musique-là, sous son apparente mélancolie, diffuse des ondes de bien-être. (...)
Le dépouillement des arrangements met en valeur une jolie voix qui colle parfaitement à la douceur des mélodies (...)
l'album trouve son équilibre : entre la simplicité des mélodies et l'étrange cachet des textes. Si l'ensemble est touchant et charmant, ce décalage, ainsi qu'un aspect résolument terre-à-terre, l'empêchent constamment de sombrer dans la mièvrerie.
Chronique sur le site lecargo.org
Devil Sold His Soul - a fragile hope
Premier album sombre, torturé et apocalyptique des anglais de Devil Sold His Soul, entre postcore et métalcore lent. S'y alterne un chant écorché soutenu par les rythmiques très lentes et une voix parfois plus claire type emocore. Un véritable voyage au pays du désespoir. Pour les amateurs de métal atmosphérique.
(Julie)
.......................................................................................................................................................................................................................
vic chesnutt - North star deserterLa genèse de cet album pourrait être de ces histoires qu'aiment à se raconter les fans de musique indé le soir au coin du feu. Vic Chesnutt, c'est un nom que ceux qui s'intéressent à la musique ont au minimum déjà entendu ou lu ; certains chérissent les albums, notamment "Drunk" et "Is The Actor Happy", qui ont fait de lui un des meilleurs chroniqueurs folk de l'Amérique des années 90. Puis Vic Chesnutt, moins bien entouré, un peu laissé dans son coin, était un peu retombé dans l'anonymat depuis plusieurs années. Jusqu'à sa rencontre avec les gens de Constellation. Intégrer (le label) Constellation, c'est un peu comme intégrer une famille, dans laquelle tous les musiciens viennent prêter main forte aux autres, afin que l'album produit soit le meilleur possible. Et c'est là que la magie de "North Star Deserter" opère. En fans dévoués et respectueux, les musiciens de Silver Mt Zion ou Hanged Up, entre autres, sont venus habiller les chansons de Vic Chesnutt et leur donner un relief éclatant. Ainsi la rage par le passé sourde de ces chansons éclate dans les saillies électriques de Everything I Say ou Debriefing, morceaux à la tension et à la beauté noire époustouflantes.
Une reconnaissance encore pâle pour ce crooner classieux, sorte de Tom Waits en moins abrasif, en plus poli. Ses premiers albums ne sont plus disponibles et l'on peine encore pour trouver "Scars", considéré comme son chef-d'œuvre et la pièce maîtresse de sa nouvelle carrière (...) Moins aventureux que "Tiny voices", son précédent disque qui recelait encore de belles envolées jazzy, "Civilians" se présente d'un abord plus facile, développant un songwrtiting plus classique, resserré sur l'essentiel : la musique et le texte, en prenant garde à ce "qu'aucune idée ne prenne plus d'importance que les chansons elles-mêmes". Ce qui n'empêche pas la présence de quelques fantômes, de Charlie Parker ou de Willie Mays (célèbre joueur de base-ball) évoqués au détour de quelques titres et de celle de musiciens bien vivants (Bill Frisell, Van Dyke Parks...) qui apportent leur bienveillante contribution à une collection de chansons écrites dans un souci d'élégance et d'artisanat consciencieux. Des chansons bancales et claudicantes sur lesquelles vient se poser cette voix un rien désabusée du type qui après dix albums n'a plus grand chose à prouver.
Stéphane Andrieu
Bernardo Sassetti - unreal : sidewalk cartoon
Conçue comme une sorte d'opéra de chambre sans parole, cette longue suite cotonneuse est un véritable chef d'œuvre de poésie onirique fondé sur un travail de composition et d'orchestration d'une sophistication et d'une précision rares. De façon très organique sont entremêlés des éléments résolument jazz, des sonorités relevant de la musique de chambre occidentale (grâce à l’utilisation parcimonieuse d’un quintette à vent et d’un quatuor de saxophones) et un enchevêtrement de rythmes empruntés à un grand nombre de traditions extra-européennes. SASSETTI travaille ici autant en peintre, maîtrisant parfaitement toute l’étendue de sa très riche palette sonore, qu’en cinéaste expérimental, jouant avec un sens aigu de la dramaturgie sur des glissements imperceptibles d’humeurs et d’atmosphères. Du très grand art.
Chronique sur le site Orkhestra International
Alela Diane - The Pirate's Gospel
On a beau prétendre que le folk est aujourd'hui à la mode, aussi paradoxal que cela puisse paraître, The Pirate's Gospel n'a rien de l'esbroufe des productions actuelles. Que du contraire, cet album est d'une pureté déconcertante, bien qu'il faille plusieurs écoutes pour véritablement s'en imprégner. Mais au final, il fait figure d'indispensable de l'année écoulée.
Chronique sur le webzine Liability
.............................................................................................................................................................................................................................
Antoine Tamestit - "Chaconne" - Bach & Ligeti
Pour pouvoir jouer à l'alto le chef-d'œuvre de Bach conçu pour le violon, Antoine Tamestit l'a abaissé d'une quinte. Cette descente dans le grave n'obscurcit jamais la musique. Son impressionnante virtuosité lui permet d'avancer avec la grâce d'un funambule.
Le Monde de la Musique, juillet/août 2007
Lauréat des dernières Victoire de la musique, Antoine Tamestit a choisi judicieusement la structure des deux œuvres enchaînant rythmes de danse et terminant par une chaconne- de faire cohabiter des œuvres composées à plus de deux siècles d'intervalle. Avec ce disque Antoine Tamestit nous confirme qu'il est l'un des altistes les plus marquants de sa génération.
The Cinematic Orchestra - ma fleur
Ma Fleur est un très bon disque, sans attache, sans pastiche, sans chichi. Un disque sobre créé à l'envers des codes, où les chansons se déploient comme des instrumentaux, où les instrumentaux prolongent les chansons. Ce n'est plus du jazz mais pas encore de la pop - le quota de refrains est loin d'être atteint ! Des fragments mélodiques traversent les pistes, les thèmes vont et viennent sans tomber dans le cliché de la bande originale de film, répétitive et sans saveur. A l'instar d'Every Day ou de Man With The Movie Camera, Ma Fleur développe son propre film en tirant parti de sa maîtrise du montage : étirements, pauses, accélérations, explosions.
Chronique sur le webzine Fluctuat.net)
Dillinger Escape Plan - Ire works
DEP a osé sur ce disque : osé les parties bien rock n'roll, inséré des bouts électro, démarré leur dernière chanson par du piano à la limite de la bossa nova d'un Antonio Carlos Jobim, fait un interlude inquiétant d'une minute avec des cordes, sans pour autant oublier que le groupe a fondé sa réputation sur un hardcore chaotique brutal, épileptique et intense où Puciato laisse libre court à sa hargne ("Fix your face", "Lurch", "Party Smasher"). Cet albm est bien la preuve qu'on peut évoluer sans se renier, qu'on peut changer musicalement sans se vendre, pour autant que ce soit fait avec goût.
Chronique sur le webzine thrashocore
The Gossip - Standing in the way of control
l'album Standing In The Way Of Control est avant tout un message d'amour et de tolérance. Comme tout boulimique de musique qui se respecte, The Gossip sont emprunts d'influences diverses. Du hip hop au funk en passant par le punk et la soul, les morceaux de l'album reflètent les sonorités et les styles qui ont marqué le trio. Les rythmes imposés par la batterie de Hannah sont certes simples mais suffisamment catchy pour que les lignes de guitares de Brace viennent s'ajouter en douceur, en attendant que la voix unique de Beth (une sorte de croisement étrange entre Tina Turner et PJ Harvey) ne se pose sur le tout.
Chronique sur le webzine Discordance
Keryah - L'heure de lettres
Keryah distille une musique métisse toujours en fusion, Se mêlent beat groovy, riffs funk et métal teintés de nappes de scratch et de samples hip hop, Le chant en français, oscillant entre rage et flow rap, exprime les troubles de l'être humain, sa folie, ses phobies, ses euphories, L'heure de lettres est un très bon album de fusion à la française, pour les amateurs des débuts de Mass Hysteria. (Julie)
L'album est loin d'être léger comme un repas à 0%; Keryah fait du gros son, lourd de basses et d'accords électriques. Entre un chanteur qui hurle et des passages tendant plutôt vers Lofofora que vers le générique des Barbapapa, le combo ne fait pas dans la dentelle pour accentuer les textes avec des sonorités aux ondes de choc assez violentes.
Cronique sur le webzine The French Touch
Magdalena Kozena - Ah ! mio cor
Ce disque devrait faire date. Non seulement il s'impose comme un des meilleurs consacrés à Haendel mais aussi comme le portrait le plus réussi de Magdalena Kozena. Avec une aisance stupéfiante, Magdalena Kozena se glisse dans l'âme et la peau de ces héros victimes. Il n'y a pas besoin de suivre le livret pour comprendre la douleur d'Alcina, imaginer le complot qu'ourdit Agrippine, partager l'espoir de Sextus ou pleurer avec ariodante : la musique, ses couleurs, ses contrastes y suffisent amplement. La ligne vocale dessine le personnage, la pulpe du timbre le colore, l'intelligence dramatique lui donne vie. Pas besoin d'image ni de scène pour comprendre un tel théâtre.
Le Monde de la Musique, novembre 2007
Chronique sur le webzine Reggaefrance.com)
..............................................................................................................................................................................................................................
Abdel Hadi Halo & The El Gusto Orchestra of Algiers